Rival Sons ? Étrange sensation que d’écouter ce succédané de Led Zep et de Cream réunis !
Le tout sur « Head down » le dernier album des californiens Rival Sons sorti il y a quelques semaines à peine. Directement sous perfusion des éclairs de lucidité enfumés de cette fin des 60’s, le quatuor s’inspire mais ne pille pas. Il réinvente simplement le meilleur de la musique en respectant les règles et en restant les deux pieds dans le XXIème siècle. Résultat : gros riffs de guitares au comptoir, basse ronde près du crachoir et une batterie claire et malicieusement bucheronne derrière le barman qui n’est autre qu’un hurleur de première reprenant les caciques d’un genre créé par Robert Plant et repris dans les années 90 par Chris Robinson des Black Crowes. Pause comprise. On est au pays des stars et du bourbon, un couple détonnant qui sait manier la Gibson et l’ampli Orange, le potard coincé sur 10. Ici on ne rigole pas avec la technique ! On va au plus simple : on aime que le meilleur. Et cela fait trois albums que cela dure. La dernière livraison enfonce le clou et reste bien ancré sur cette période bénie de Dieu, entre 1967 et 1972. Et oui, quarante ans plus tard, quatre gamins de Los Angeles font revivre le truc. Et c’est tout bonnement excitant ! En vinyle évidement.
Hervé DEVALLAN
Rival Sons “Head down” (Earache Records)












