Rennes, Samedi 27 mars 2021, milieu d’après-midi, trois jeunes de 14 à 17 ans ont été blessés à l’arme blanche lors d’une violente bagarre place de la mairie. Mais que se passe-t-il dans la capitale bretonne désormais sujette à une insécurité tentaculaire ?

Parmi les trois adolescents blessés, comptons un gamin de 14 ans grièvement poignardé au thorax, un jeune de 16 touché au pied, et un autre de 17 ans entaillé à la cuisse. En outre, trois autres mineurs ont été interpellés. Quelques jours plus tôt, le 23 mars, un homme s’était fait agresser près de sa voiture dans de la zone commerciale des Logettes, à Chantepie, en périphérie rennaise. Plusieurs individus se sont approchés, l’un d’eux l’aurait menacé d’un couteau avant de lui porter un coup au bras, puis de s’enfuir à bord de son véhicule, laissant la victime seule et blessée sur le parking. Poursuivons cette triste énumération. Nous sommes le 17 mars. Une fusillade éclate devant un centre commercial de la rue Ferdinand de Lesseps, haut lieu du trafic de drogues dans le quartier de Cleunay ; un jeune homme de 22 ans s’effondre, touché à la tête par deux balles, il décèdera le lendemain à Pontchaillou. Le tireur présumé a été mis en examen pour meurtre. La veille, déjà, un homme de 30 ans s’était présenté à l’Hôpital Sud avec une blessure à la jambe provoquée par des coups de feu.

Rennes autrefois havre de paix est devenu le Chicago breton

Dans ce contexte où le droit à la sécurité des citoyens est quotidiennement bafoué, il est essentiel de s’interroger sur les responsables d’un tel fiasco. Bien entendu, la mairie de Rennes assurera que l’équipe municipale n’y est pour rien. Ô grand jamais ! Pas davantage les responsables départementaux qui donnent consigne à la gendarmerie de repérer avant tout les réfractaires au masque anti-Covid. La région, n’en parlons pas, elle est vendue au « vivre ensemble » parisien. Quant à l’État, il se dédouane systématiquement de ses obligations sécuritaires, reportant les causes du mal sur les précédents gouvernements : « Nous avons hérité de la situation ». Trente ans que l’on supporte les mêmes sérénades, et trente ans que notre sécurité s’évanouit au fur et à mesure d’une actualité témoignant des évidences.

Chacun se souviendra qu’en 1999, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, mettait en garde contre les « Sauvageons » qui ont bien grandi depuis, d’autant qu’ils ont faits des enfants désormais en âge de ceux que dénonçait Chevènement. Bref !  Si les maires, pourtant en première ligne de l’insécurité, ne sont pas responsables – ou n’ont pour solution que des slogans bananiers du type : Rennes Métropole – Vivre en intelligence ; si les préfets ne servent à rien, si les président de régions renvoient la balle à l’Exécutif nationale, et si ce dernier renonce à ses obligations régaliennes, il est alors établi que nos hommes politiques et la police n’ont plus les moyens de tenir leurs engagements sécuritaire vis-à-vis du citoyen. A fortiori lorsqu’il est question de s’opposer à des délinquants de plus en plus jeunes issus d’une immigration non-assimilée, c’est à dire ne répondant pas aux mêmes codes culturels que les nôtres.

L’ensauvagement gagne du terrain tous les jours

La violence gagne le pays avec des bottes de sept lieux. Les statistiques attestent que la peur de la répression policière a désormais disparu, alors qu’elle est essentielle pour tenir les récalcitrants dans le droit chemin. Plus les forces de l’ordre sont craintes, moins elles ont besoin d’agir, et moins encore d’agir violemment. En d’autres termes : plus l’État est faible, moins il est respecté, et plus la police use en force. Car la fermeté et la poigne ne chassent pas la bienveillance. Au contraire. Si la mairie de Rennes souhaite que la capitale bretonne redevienne agréable à vivre, elle va devoir reconsidérer sa politique d’assimilation : en effet, toutes les rixes évoquées dans cet article, engagent directement ou indirectement des protagonistes liés à l’immigration, en particulier tchétchène. Hélas ! L’arrogance à refuser les évidences tient souvent de fausse grandeur à nos élus. La citée se gère comme un jeu d’échec, il faut savoir déplacer les bons pions au bon moment pour être couronné, et se défaire des mauvais pour garder sa couronne. Rennes est en train de perdre la sienne.

Jérôme ENEZ-VRIAD
30 mars 2021 © Mars 2021 –  J.E.-V. & Bretagne Actuelle

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