Merzhin est maintenant un groupe installé. Mais qui fait vivre la scène punk rock bretonne avec honneur et bonheur. Leur dernier album le prouve.
On ne compte plus les albums de Merzhin. Entre Ep et Live, albums et compilations, on doit s’approcher de la vingtaine. Une chose est sûre, « Marche ou (c)Rêve » est bien la dernière production du gang de Landerneau. Toujours aussi fragile et énervé, l’album scande ses vérités sur fond de punk rock dans son jus et de bombarde cathartique. Oui, enlevé ce véritable emblème breton et Merzhin perd son identité. Dommage en pays de Bretagne… On est bien entre Les Ramoneurs de Menhirs et Tagada Jones. Un étroit créneau que Merzhin investit avec la volonté imperfectible des anciens qu’ils sont devenus. Car nous sommes en 2022 et certains combats reste inchangés. Pire, d’autres s’empilent comme une source d’emmerdements incrémentaux à grand renfort de « Virus » et autre guerre en Ukraine. Le pire et à venir ? Pour les bretons l’avenir passe par une « Renaissance ». Attention, le terme est maintenant préempté par une force politique française. Une force en place qui se soucie assez peu de l’avenir de la Bretagne.
Hervé DEVALLAN
Merzhin « Marche ou (c)Rève » (Verycords)












