Comme tous les ans fin août depuis la mort de sa femme, le commissaire Gerbert passe ses vacances d’été chez sa tante à Quimper. Tout est bien réglé : marches et bons petits plats rythment ses journées. C’était sans compter sa réputation et surtout la gendarmerie de Locronan qui en off sollicite son aide. Il n’en fallait pas plus pour que le patron de la Crim’ parisienne s’immisce dans l’enquête et parte en chasse de ces cadavres suspendus qui ponctuent les étapes de la grande Troménie.
Entre traditions bretonnes et comtes celtiques, ce polar dévoile peu à peu son intrigue sans que le lecteur perde le fil. Mieux, on se demande bien comment tout cela va finir. On est donc tenu en haleine par un auteur qui livre ici son second polar. Loin d’être breton lui-même, il arrive pourtant à nous faire plonger dans les mystères d’un sud Finistère que les légendes n’effraient pas. D’habitude. Car là, on se demande à qui profite les massacres.
Un polar qui multiplie les personnages bien trempés, parfois doux, souvent dingues, les chercheurs farfelus mais organisés, le charme d’une médecin légiste, une équipe soudée et fidèle, une tantine râleuse et fine cuisinière, un ami de trente ans et un chat. Oui, un chat par qui l’histoire commence. On regrette seulement qu’il prenne trop souvent la « parole » et que notre commissaire se sente obligé de résumer l’enquête plus que nécessaire. Ces quelques pages à supprimer et vous tenez entre les mains le roman noir de cet été.
Hervé DEVALLAN
« Massacre à la Troménie » de Jacques Coget aux éditions Coop Breizh – 382p -19€












