Le guitariste n’en est pas à son coup d’essai. Quatrième album de l’italien, « Bartok » porte haut les couleurs d’un rock mâtiné de blues.
Ne vous fiez pas à l’étrange pochette aux faux airs d’un rappeur bling bling sur le retour. La guitare pouvant cependant laisser perplexe… Alors oui, Marco Bartoccioni est bien un des guitaristes lap steel italiens les plus créatifs et son rock teinté de blues vraiment excitant. Avec plus de 25 ans de carrière derrière lui sous le pseudo de Bartok, le monsieur s’est fait un nom sur les scènes internationales. Son album éponyme est donc bien nommé. Il s’agit cependant de son quatrième disque « solo » et peut-être du plus personnel. En effet, lors de l’écriture de l’album, son père est tombé malade. Une période difficile que les morceaux en cours de création auront accompagner le père et le fils tout au long de la maladie. Pour l’auditeur, le résultat donne lieu à ce qui semble être le meilleur disque de l’italien qui pousse les sons jusqu’à la limite de l’électronique. Un peu comme Jeff Beck savait le faire. Oui, certains titres sont à la hauteur de la légende anglaise. On se plait donc à voyager avec lui tout au long des huit compositions. Un voyage en première classe, cela va sans dire. Inutile de préciser que le disque a été mixé au pays du rock (les États-Unis) et masterisé à Nashville.
Hervé DEVALLAN
Marco Bartoccioni « Bartok » (Auto Production)











