Après trois albums salués par la critique, une série de 45 tours très recherchés et des collaborations avec des chanteuses telles que Yurika et Sophia Solompon — soutenus par des figures influentes comme Gilles Peterson, Cerys Matthews ou Jeremy Sole — Sababa 5 se révèle sous un jour à la fois énigmatique et irrésistible avec leur quatrième album « Nadir ».

Le terme « nadir », emprunté à l’astronomie, désigne le point de la sphère céleste situé à l’opposé du zénith, directement sous l’observateur. Par extension, il évoque aussi un point bas, une période de crise ou de doute. Cette double signification résonne avec la démarche du groupe, qui mêle dans sa musique les contraires : le céleste et le terrestre, l’abstraction et la matière.

L’album sort sur Batov Records qui se targue de représenter un mélange rafraîchissant d’artistes du monde entier. Le répertoire va du Global Funk aux World Beats en passant par les Grooves du Moyen-Orient.

Né à Londres à l’été 2013 et créé par DJ Kobayashi et Bob Martyn, le label et la musique ont leurs racines dans ces coins bizarres du globe où les gens font de la musique juste pour le plaisir. Il a d’abord été pensé comme un simple lieu d’accueil pour le catalogue de Gypsy Hill, projet commun à DJ Kobayashi et Herbert Newbert. Ils développent en parallèle un studio d’enregistrement, Down & Left est né. Au cours des années suivantes, le duo s’installe dans la rue historique de Londres, Denmark Street, et travaille avec de nombreux groupes et artistes, dont la plupart ont besoin d’une structure pour sortir leurs disques. Le son de Batov Records se forme alors, se concentrant sur le Global Funk, les World Beats et les Grooves du Moyen-Orient.

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