La bonne surprise rock vient du Mexique. Le Butcherettes revient avec un quatrième album aussi arty que rock.

Un groupe de rock mexicain ! Et qui plus est emmené par une femme : Teresa Suárez aka Teri Gender Bender. On aura tout entendu. Si ce n’est que Le Butcherettes dégage quelque chose de purement rock. Ce sentiment d’être lié corps et âmes à un univers underground tout en soignant le son et les compos. On est entre le punk et l’arty rock et un rock hautement primaire. Primal ? Un ensemble produit cette fois par Jerry Harrison (claviers des Modern Lovers puis guitariste des Talking Head entre 1976 et 1991). Le monsieur ne s’est pas intéressé au combo de Guadalajara par hasard. De même que l’ex chanteur des Dead Kennedys n’est pas venu en voyant de la lumière faire une pige sur le morceau d’ouverture “spider/WAVES”. Idem pour Alice Bag, chanteuse de The Bags, sur “mother/HOLDS”. Car on tient ici un album qui déroule de bout en bout sans temps mort, soutenu par une voix de rock star. On pense parfois à Nina Hagen, mais en plus civilisé. Bref, ce quatrième album confirme que le rock existe bien au Mexique et qu’il penche vers la côte Ouest pour mieux se révéler. N’oublions pas que le troisième opus avait été produit par Omar Rodriguez-Lopez de At The Drive In et The Mars Volta avec comme invité Iggy Pop ou encore John Frusciante. A découvrir absolument.
Guillaume du PORZOU
Le Butcherettes « bi / MENTAL » (Rise Records) – 4/5












