Eli, jeune adolescent de Detroit, erre dans une usine désaffectée où il découvre une arme d’origine inconnue. Passé l’étonnement, le garçon réalise l’extraordinaire puissance de cet étrange fusil.
Recherché par des criminels, également par le FBI, mais aussi par ceux qui semblent être les propriétaires du flingue futuriste, il n’a d’autres choix que de fuir sous le chaperonnage de son grand frère. Lors de leur cavale, ils sont rejoints par Milly (Zoë Kravitz), danseuse de petite vertu aussi paumée que nos deux héros. L’arme sera leur assurance vie tant qu’elle restera en la possession d’Eli, seul à pouvoir l’utiliser.
Outre le développement de la relation entre les deux frères autour d’un conflit avec des gangsters, le film de Jonathan et Josh Baker entretien le mystère autour de cette Kalachnikov venue d’ailleurs. Hélas ! Le reste n’est que pâle recyclage de tout ce que l’on connait déjà dans le cinéma d’action. Les personnages sont globalement caricaturaux et ne bénéficient d’aucune étoffe au fil de l’histoire. Les passions sont tristes, l’avenir obstrué, le scénario aussi facile que paresseux, et la fin ouverte sous-tend une probable suite qui dépendra des recettes, notamment américaines.
Malgré ces grosses faiblesses, on reste accroché par l’histoire et sa progression de pur divertissement. James Franco en bad boy grossi par l’alcool est égal à lui-même, c’est à dire formidable, quasi méconnaissable. Le film semble court et l’on regrette de devoir attendre la suite pour en savoir davantage. Car, mais c’est un peu tard, tout devient passionnant lors des 10 dernières minutes. A voir pour se distraire après une journée difficile.
Jérôme ENEZ-VRIAD
KIN : Le Commencement, un film de Jonathan et Josh Baker avec Zoë Kravitz, Dennis Quaid et James Franco – En salle de 29 août 2018 / 102 minutes












