John Smith promène une langueur pas si monotone sur ce sixième album. Certes, on sent que la vie reste fragile pour ce chanteur guitariste né dans l’Essex. La météo peut-être… Même s’il réside aujourd’hui dans le Devon. On se rapproche des terres celtes où les mystères de l’existence se déclinent au quotidien. « Ce disque est le fruit d’un travail déchirant, mais honnête tant dans le résultat que la nécessité qui l’a amené » explique-t-il. Chacun jugera et partagera sûrement les émotions à fleur de peau de l’artiste. Dans une veine « songwriter maudit », il dépose sa folk évanescente comme une évidente nostalgie d’un temps qui passe. Ils sont quelques-uns à être coutumiers du fait, mais peu en tire beauté et plaisir pour l’auditeur. Si on ajoute qu’il fut entre autres le guitariste de Joan Baez, David Gray et Tom Jones, on cerne un peu mieux son style empreint d’un certain americana et d’une troublante pop intimiste.
Guillaume du PORZOU
John Smith « The fray » (Commoner Records)











