Si la pelouse fatigue, ce n’est pas le cas des groupes programmés en ce vendredi 16 juin 2023 à Clisson. Citons les français Silmarils, Skid Row, Alter Bridge et les anciens mais néanmloins exxcellents Motley Crüe et Def Leppard
Arrivés sur site à 14h sous un ciel voilé c’est un temps idéal de mon point de vue pour pouvoir tenir le coup toute la journée devant les Main Stages.
Nous arrivons devant British Lion, un bon hard rock pour se mettre dans l’ambiance de ce vendredi 16 juin !
A noter que malgré le ciel voilé il fait tout de même assez « lourd »… Beaucoup de festivaliers sont à terre, endormis après (peut être) une courte nuit.
La pelouse commence à souffrir mais elle va tenir le coup c’est certain ! On annonce des orages dimanche matin; avec un peu de chance nous ne finirons pas le festival dans la boue. Dans tous les cas nous restons loin des intempéries du Hellfest 2022 part 2 …
15h, les américains d’Elegant Weapons continuent dans l’ambiance avec un bon Heavy Metal qui groove. Ce super groupe (avec des membres d’Accept, Rainbow et Judas Priest) délivre un set plein d’énergie devant une Mainstage un peu clairsemé. En tout cas les riffs de guitares se marient à merveille avec la bonne IPA « la bête » que nous sommes allés chercher au bar à bières.
Cocorico, il est 16h quand les français de Silmarils prennent possession de la Main Stage avec leur Rock Fusion. Le frontman David Salsedo donne le ton avec des « Tout le monde saute ! Jump ! Jump ! ». David Salsedo échangera beaucoup avec le public rappelant qu’ils sont « un authentique groupe de Lycée; on a arrêté pendant 15 ans à l’époque le Hellfest ça existait pas, et puis on a fait un nouvel album et on a eu la bonne surprise il y a quelques semaines qu’on jouerait ici« .
Le ciel s’assombrit, quelques gouttes de pluie, rien de perturbant. Est-ce le groupe ou la pluie, mais le public installé à l’arrière des Mainstages se lève. Il enchaîne avec un « quand le guitariste et le bassiste se mettent dos à dos et se regardent face à face » (sûrement un trop plein d’émotions).
On termine sur « Cours vite ! ».
16h40 on enchaîne avec le Hard Rock qui sent bon la Californie de Skid Row et la lance à incendie est de sortie. Le groupe démarre avec son classique « Slave to the Grind » et le nouveau chanteur Erik Grönwall qui a rejoint le groupe en 2022 injecte une énergie folle au groupe qui retrouve la flamme de la grande époque. A noter que le son est toujours très bon, vraiment impressionnant de voir comment tout est parfaitement réglé.
La Main Stage se plonge dans le Metalcore avec les américains de Motionless In White. Une sonorité à la Bring Me The Horizon, mais un univers bien à eux.
Mention spéciale (mention de la journée) sur le style vestimentaire et le maquillage très travaillés du groupe. Les américains ont le souci du détail! Le frontman Chris Motionless indique que c’est la « Troisième fois au Hellfest mais la première depuis 2017 et qu’ils sont ravis d’être ici« . Grosse ambiance en Main Stage, on sent un sacré professionnalisme avec un show rodé à la perfection.
Le vent se lève légèrement- mais n’a heureusement pas d’impact sur la propagation du son- quand arrive Alter Bridge sur la Mainstage à 18h25. Ça fleur bon le Rock américain, une voix iconique et un groupe qui joue avec une facilité impressionnante. Myles Kennedy enchaîne les riffs avec une grande dextérité (et nous remarquons une magnifique Rolex Explorer au poignet, chose peu commune dans le milieu …). De son côté Tremonti apporte son soutien à l’Ukraine avec un drapeau sur sa sangle de guitare, et une photo de Dimebag Darrell sur sa guitare. Le ciel se découvre avec les premiers rayons du soleil qui percent la couche nuageuse alors qu’il est presque 19h, vraiment une météo parfaite. Les crowd surfeurs s’enchaînent, et Myles vers la fin du set s’amuse avec le public en nous faisant faire la Hola, ils prennent tous beaucoup de plaisir sur scène. 19h17 fin du set, lancé de médiators, setlist et avions en papier.
19h20 c’est la claque de la journée avec Papa Roach… Une explosion d’énergie qui dénote avec le calme et la tranquillité des musiciens d’Alter Bridge. Le frontman Jacoby Shaddix bouge et saute de partout. Il va même aller jusqu’à descendre dans la fosse et se mettre en équilibre sur les barrières, se déplaçant petit à petit (checkant les poings des festivaliers en barrière) tout du long de la Main Stage, quelle belle ambiance. Jacoby va à plusieurs reprises demander que tout le monde recule, il est très prévenant avec le public « can anyone take 4 steps back, people are getting crushed in the front ». Clairement le groupe qui partagera le plus avec le public, véritable communion.Puis il demandera un Wall of Death for « some old shit ». Nous aurons droit à une reprise de Loose Yourself d’Eminem (il évoquera aussi le Anger Management Tour avec Limp Bizkit, Eminem, Xzibit et eux). Enorme ambiance en fosse sur la reprise de Prodigy « Firestarter ». Il fait également s’agenouiller toute la mainstage avant un jump around de folie- ça nous rappelle ce qu’avait fait Slipknot au Sonisphere en 2011. Le groupe de Des Moines jouant dimanche, nous verrons lequel des deux mettra le plus le feu à la Mainstage!
Le Royaume Uni reprend le Main Stage avec Def Leppard. Ce pilier du hard rock britannique qui nous régale depuis 42 ans reprend ce soir ses classiques et quelques titres de son nouvel album pendant plus d’une heure et demi. Ça nous permet de reprendre un peu notre souffle après la folie Papa Roach.
Direction le Altar pour les suédois de Bloodbath, qui à 22h35 nous plongent dans leur univers Death Métal. La voix est grave et puissante. Le chanteur Nick Holmes à la gestuelle minimaliste ne quittera pas ses lunettes de soleil. L’Altar est rempli, moins que pour Behemoth (qui jouait la veille au Temple), Nick Holmes nous demandera d’ailleurs si nous y étions.
Le show de Motley Crüe démarre à cheval sur la performance de Bloodbath. A noter dans le line up la présence de John5 qui depuis Octobre 2022 remplace Mick Mars. Un voyage dans le temps avec du bon Glam Rock des années 80 et le groupe joue de cette nostalgie en mettant sur scène deux « chanteuses » tout droit sorties des pages Playmates de nos jeunesses. Vince Neil réclamera de « ses tities », ambiance au Hellfest où au moins 4 ou 5 festivalières répondent à l’appel.
Le Hellfest c’est une épreuve, une épreuve de 4 jours maintenant, peut être un nouveau standard, l’avenir nous le dira. J’ai l’impression que c’est la dernière soirée alors que nous sommes à peine à la moitié du chemin.A peine le temps d’apercevoir les Canadiens de Sum41 venir actionner la nostalgie (comme Papa Roach un peu plus tôt) et au repos pour être en forme demain pour les british de Maiden demain.
OlivDuff et LudoG












