En ce samedi avant dernière journée de Hellfest (snif) la météo reste capricieuse. De couvert au réveil, puis mieux, puis crachin, puis rien, puis drache vers 14h, c'est finalement vers 16h que le soleil vient nous dire bonjour pour ne plus nous quitter.
Sur mon chemin menant au festival je remarque plus de monde qu’à l’accoutumé. Confirmé sur place avec beaucoup de monde en ce samedi après-midi, y compris en zone Presse où je pense n’avoir jamais autant vu de personnes, je comprendrai plus tard qui sera la VIP du jour…
Pas en avance, mais pas en retard non plus pour Myles Kennedy, je profite de son set en Mainstage, un set largement suivi par les festivaliers qui se sont donc remis de leur précédente soirée pluvieuse.
Myles nous prodigue un rock agréable en cet après-midi ensoleillé. Je ne peux m’empêcher d’espérer une venue sur scène de Slash pour un Anastasia ou Starlight (mes titres préférés de Slash) … Quelques mots pour nous dire que ce fut « f… too long », Myles a le sourire. Tel Steve Vai il change de guitare entre chaque morceau.
Myles indique que c’est la dernière soirée de sa tournée, que ça lui fait un bien fou, que c’est ça d’ être en vie, vivre ce genre de moment…
Fin du set toujours sous le soleil (mais pas de Slash)
Ce sont les néerlandais d’ Epica qui prennent la suite avec leur Métal Symphonique. C’est une toute autre ambiance. Énormément de monde donc sur le festival aujourd’hui, je pense que j’ai rarement vu ça … Cette dernière ligne droite a attiré beaucoup de monde ce soir devant les Mainstage et aussi en zone presse.
Comme s’ils appelaient les dieux le ciel s’est un peu couvert, le vent s’ est levé mais pas de pluie (ne parlons pas de malheur). Il est déjà compliqué de se faufiler à cause de la forte affluence, avec la boue ici et là ça devient un véritable jeu de piste.
Cocorico, 18h50 direction le temple pour Igorrr, je veux pouvoir enchaîner avec les Australiens d’Airbourne en Mainstage alors je me positionne stratégiquement sous l’Altar, pile entre le Temple (Igorrr) et la Mainstage 1 (Airbourne). Igorrr fait « tente comble » sous le Temple. Mais chose étrange il est 18h54 et toujours rien … Perdre 4 minutes pendant un festival c’est dommage, et le public réagit entre encouragements et sifflés (un comble) … 55, 56, 57 … On pourrait penser à un problème technique mais les rares techniciens sur la scène ne semblent pas se dépêcher. Les « Igorrr ! Igorrr ! » retentissent … mais sans succès ….
Stratégiquement placé sous l’Altar, à 19h pétante retentit la traditionnelle intro issue de la BO de Terminator (décidément Arnold est à l’ honneur après Last Action Hero et Angry Again la semaine dernière avec Megadeth) pour annoncer Airbourne.
19h02 toujours rien sous le Temple alors que le set aurait dû démarrer à 18h50, ça m’ intrigue réellement et j’ aimerais rester pour entendre les explications du groupe … Les sifflés reprennent à 19:03 pas sur que ça les fasse venir plus vite.
Côté Mainstage c’est le feu avec les frères O’Keeffe, c’est de l’ énergie pure ! Le show démarre sur Ready To Rock, Joel (au chant et la guitare) se donne à fond. Le soleil brille sur Clisson une belle journée ! Dans la foulée c’est Too Much, Too Young, Too Fast et toujours autant d’entrain. Il est 19h06 quand Igorrr démarre son set sous l’Altar où je bascule pour les 35 minutes que le groupe pourra nous offrir. Quel dommage de devoir se couper en deux comme sous l’Altar mais bon …
Le feu pour le deuxième titre d’Igorrr avec un public pas du tout rancunier, n’ayant jamais vu jouer Igorrr et curieux de savoir si nous aurons des explications (et surtout sous le charme des sonorités) je reste donc sous l’ Altar ! (Et puis après Igorrr j’aurais toujours une demie heure d’Airbourne de toute façon entre 19h40 et 20h15).
Difficile de définir le genre d’Igorrr tellement cela varie et j’imagine que la setlist est un poil plus « métal » que d’habitude pour plaire au public. Un peu de tout, mais de la puissance et de l’énergie avec Gautier Serre qui passe des platines à la guitare lors de certains titres. Le set d’Igorrr sera décidément pertubé car à 19h38 les Suédois de Draconian semblent démarrer leur show avec les premiers accords et un public qui se lève sous l’Altar et se déplace. 19h40 pile c’est la fin du set, forcément raccourci d’Igorrr sous les applaudissements du public, en revanche pas un mot envers le public.
Vite vite je retourne, cette fois pour de bon, en Mainstage pour profiter des Australiens à 19h40 sur It’s All For Rock And Roll. Attention bombardement en approche sur Live It Up avec la sirène d’alarme qui est de sortie ! Joel a toujours des médiators collés sur son torse, cela démontre un peu l’énergie qu’il partage. Dommage le vent (dans le dos) nous coupe un peu le son (je suis au niveau de la tête de mort, à côté de l’accès aux Loges et Club si vous connaissez le site). Joel commence donc un long, très long, bombardement de bières … entre un « good catch ! » il demande aux festivaliers de se mettre sur les épaules. Au final, sans mentir, ce sont environs 20 ou 30 bières qui vont être « partagées » ou plutôt « parachutées » dans le public. Joel demandera un cercle pit et entamera le dernier titre Runnin’ Wild. Il nous indique que ce fut un long weekend de dix soirées (ils étaient déjà là le weekend dernier, mais très tard dans la nuit). Joel demande d’applaudir, de remercier toutes les personnes qui travaillent pour rendre ce festival possible « Vive la France ! Vive Hellfest ! », j’aurais pas dit mieux ! « Rock N Roll Will never die ! ». Bravo Airbourne !
Un peu comme précédemment on passe du rock au métal symphonique (de Myles à Epica), là c’est d’Airbourne à Nightwish ! C’est la dernière heure avant le final de la soirée alors je file me restaurer. Pendant mon court passage en zone presse la foule de journalistes annonce une guest star à savoir Rima Abdul Malak madame le ministre de la culture, accompagnée notamment de Ben Barbaud le fondateur du Hellfest.
Je retourne dans l’arène et, chose peu commune, les Guns vont démarrer … en avance ! Le show supposé démarrer à 21h55 démarrera à 21h50 sur It’s So Easy. La dernière fois que j’ai vu les Guns c’était au Stade de France en juillet 2017, il y a 5 ans, et je trouve Axl affuté par rapport à cette date-là. Après Mr Brownstone, Axl nous lâche un « YOU KNOW WHERE THE F… YOU ARE ??? » le public hurle, c’est parti pour Welcome To The Jungle ! Je suis toujours en train de cherche un bon « spot », pas simple, beaucoup de monde, pas mal de boue … au final c’est probablement à l’endroit le plus boueux du festival que j’aurais le plus de place (comme par hasard). Le groupe enchaînera avec une reprise d’AC/DC Back In Black appréciée par le public, il faut se souvenir qu’Axl avait remplacé (avec brio !) Brian Johnson suite aux problèmes d’audition de ce dernier lors d’une tournée d’AC/DC il y a quelques années.
Je ne suis pas objectif, mais vraiment, un show de 2h30, un public en masse, un soleil couchant, tout est réuni pour une superbe soirée, et le set du groupe est parfait, rien à redire.
Sur Rocket Queen Slash nous sort la guitare à double manche et la Talk Box pour nous faire apprécier sa technique dans un solo dantesque. Slash ressort la guitare à double manche sur Civil War, la setlist est excellente avec tous les grands tubes du groupe (et ils sont nombreux). Le public partage sa joie aux premières notes de Sweet Child Of Mine et Axl a changé de tenue ! Dans la foulée, le piano est de sortie .. ah ? … et Axl a encore changé de tenue pour November Rain. Moment épique (fail) quand sur Knockin’ on Heaven’s Door un festivalier s’approche de mon voisin et lui dit « t’as de la force ? » il a dû avoir une envie de crowd surfer, sauf qu’avec tous les téléphones de sorties en train de filmer, et à cette distance de la scène c’était mal calculé de sa part, au final le pauvre homme fera un voyage d’1 mètre pour s’écrouler dans la boue … il se relève sans dommages, ouf.
Les titres s’enchaînent, le temps passe, quel bonheur, c’est trop court, il est déjà minuit passé et la fin du set pointe le bout de son nez.
J’ai eu ma chanson préférée du groupe Coma, puis s’enchaine Patience, You’re Crazy et bien évidemment la traditionnelle Paradise City qui indique la fin du set.
A noter que de chaque côté de la scène le groupe aura affiché des drapeaux ukréniens, et sur Paradise City Slash arbore une Gibson bleue et jaune, le groupe apporte son soutien à sa façon.
Magnifique journée à Clisson, rendez-vous demain pour le final épique avec pour la première fois (et on n’espère pas la dernière) Metallica à Clisson !
OlivDuff











