Hellfest 2022, jour 2. La belle pelouse verte se teinte de doré mais tient le coup tout comme les Festivaliers qui affluent pour prendre leurs doses de décibels dans les oreilles.

Un petit tour vers la Warzone pour aller admirer la nouvelle statue à l’effigie de Lemmy (magnifique), en revanche impossible d’accéder à la scène, le public est massé malgré la chaleur.

Direction Altar pour le speed teinté de thrash des Canadiens d’Exciter. Ça joue vite et la foule suit. Ils ont le sourire et c’est communicatif. On sue comme des gorets sous la tente mais ça ne nous empêche pas de répondre présent à coup de circle pits.

18h30 et la musique d’Ennio Morricone se fait entendre et le premier riff bluesy se pose sur le Hellfest avec Rival Sons en Mainstage. Personnellement le mid tempo qui sent bon le Tennessee et la légère brise qui souffle sur la mainstage me font un bien fou après la fournaise d’Altar. On en profite pour faire le plein avec un des nombreux désoiffeurs qui parcourent le site. Le set des Rivals est carré malgré quelques tout petits couacs de son, notamment au moment de l’entame à la guitare sèche de la chanson Shooting Star. La voix pleine d’émotions se pose sur le Fest en hommage aux Ukrainiens et aux souffrances qui frappent ce pays et les dommages collatéraux (notamment pour les pays pauvres). La foule ne s’y trompe pas et frappe des mains en accord avec Jay Buchanan. Les très petites coupures de son vont se poursuivre tout du long mais ça n’entame pas le plaisir des festivaliers.

Toujours à devoir faire des choix, c’est à 19h30 sous Altar que les américains de Flotsam and Jetsam nous donnent des sonorités aussi Thrash que Heavy (il y a du Maiden en eux). Les guerriers sont toujours sous la tente, je leur tire mon chapeau, je préfère rester à la limite de la tente, à l’ombre et pour profiter de cette légère brise omniprésente tout au long du festival.

19h25 et nos stars du glam pleines d’humour et d’autodérision prennent possession de la Mainstage 2. Vive les 80’s 90’s !! Ils savent se mettre le public dans leur poche avec Satchel qui aborde fièrement le t-shirt Gojira (custom au style Steel Panther bien évidemment). On parle de nichons, de chatte et de cul le tout entrecoupé des grands classiques du groupe comme 17 girls in a Row, Asian Hooker et Community Property. On se marre bien mais ne nous y trompons pas les mecs sont des pros et maîtrisent parfaitement leurs instruments. Comme à l’accoutumé la gente féminine est invitée à monter sur scène sur la fin du set, c’est l’apothéose ! Le public rigole, se marre, et quelle imitation d’Ozzy sur la reprise de Crazy Train !

On enchaîne avec Megadeth à 20h30. Le titre Prince of darkness introduit le groupe de Mustaine et ils attaquent direct sur le classique Hangar18. On jongle entre les périodes en passant des 90’s de l’album Countdown aux années 2010 avec The Threat is real du dernier album qui sera mis à l’honneur. Le set est carré, Mustaine concentré. Il nous annonce qu’il va jouer un titre tiré du film  »à succès » avec son pote Arnold : Angry Again. Quel plaisir d’entendre ce morceau du film Last Action Hero dont la B.O. a été ma porte d’entrée au groupe. La mascotte Vic Rattlehead rejoint la scène pour faire un peu d’air guitar et le groupe nous quitte sur le classique Holy War.

On fait alors une petite pause et on rejoint le food corner. Le Festival propose un large choix de restaurants /traiteurs avec un éventail allant de la Raclette au Libanais en passant par les classiques crêpes et burgers. La nourriture est plutôt bonne et le staff hyper souriant malgré la chaleur de plomb sous leurs tentes. Merci à eux car ils contribuent grandement à l’ambiance générale du fest.

On profite de ces quelques lignes pour également saluer le travail remarquable des artistes sur le Fest. C’est bien simple, ils ont fait de ce festival un véritable musée à la gloire de notre musique et de nos artistes favoris. La nouvelle statue de Lemmy est somptueuse et les quelques nouveautés qui parsèment le site sont de toutes beautés. C’est ça aussi le Hellfest. Le souci du détail à chaque niveau.

Petit voyage dans le temps quant à 21h50 le groupe de légende Deep Purple entre en scène. Les sonorités du clavier nous préparent aussi au prochain artiste, mais profitons de l’instant présent avec ce groupe qui a traversé les décennies. Je regrette presque les solos de guitare et de clavier qui limitent le nombre de titres joués … mais j’aurais droit à mon Perfect Strangers (avec son riff légèrement heavy). Le soleil se couche, le vent se lève j’entends « il fait presque froid non ? » (Sur qu’après les 40 degrés de l’après-midi …).

La tête d’affiche du jour (en remplacement d’Avenged Sevenfold) Ghost démarrant à 23h10 nous essayons de nous placer pas trop mal au Mainstage 1, sauf que le vent s’est levé … et le son est mauvais là où nous sommes placés, laissons quelques titres pour caler tout cela, mais les coups de vents nous gâchent un peu le plaisir. Papa Emeritus IV change de tenue pour mettre sa tenue d’apparat sur Call Me Little Sunshine. Les titres sont largement repris par le public, Ghost est bien la tête d’affiche du jour !

Il est 1h du matin quand les australiens d’Airbourne entrent en scène, il est un poil tard pour nous, et les australiens seront de retour le weekend prochain à une heure plus propice, surtout qu’il se met à pleuvoir ! Nous voyons même quelques éclairs ! Le mercure va chuter et c’est « temps » mieux !

OlivDuff et LudoG

A lire aussi : Hellfest 2022 : J1

0 Commentaires

Laisser un commentaire

Articles similaires

Autres articles de la catégorie Festival