Sans âme ni corps, les Pays de la Loire sont obligés de s’emparer les monuments et l’histoire de la Bretagne pour exister. L’association Koun Breizh dénonce l’accaparement des remparts de Guérande, patrimoine de Bretagne, par la région dite « des Pays de la Loire » pour l’émission « le monument préféré des français ». Pendant ce temps, le Festival Interceltique de Lorient a décidé de ne plus autoriser la banderole défendant le rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne en ouverture du défilé. Si nous ne sommes pas capables de nous défendre, il est normal que d’autres s’emparent de notre histoire
Voici leur communiqué de presse de Koun Breizh
Nous venons d’apprendre avec stupéfaction que les remparts de Guérande ont été choisis pour représenter la région dite des « Pays de la Loire » dans l’émission de France 3 « Le Monument préféré des Français » pour l’année 2025.
Comme en 2023 avec l’affaire du Bélem, l’association Koun Breizh déplore que la région « des Pays de la Loire » accapare le patrimoine, l’histoire et l’identité de la Bretagne pour défendre son image.
Ce n’est pas parce que, construite de bric et de broc, la région des « pays de la Loire » ne dispose d’aucune identité propre qu’elle doit se croire en droit de capter le patrimoine breton. Edifiée par les ducs de Bretagne, Guérande est bretonne de par l’histoire, de par le nom Gwenrann et de par le sentiment d’appartenance de ceux qui l’habitent.
Une fois de plus, l’association Koun Breizh déplore que le découpage territorial absurde en vigueur conduise à ce type d’événement non moins absurde également.
Koun Breizh, association patrimoniale bretonne déclarée d’intérêt général, demande aux organisateurs de l’émission « le monument préféré des français », à France 3 et tout particulièrement à Stéphane Bern, dont nous connaissons l’honnêteté et la rigueur, de bien vouloir rappeler publiquement que les « remparts de Guérande », haut lieu de notre histoire, relèvent du patrimoine historique breton.
Il faut mettre un terme au révisionnisme historique rampant qui ouvre la porte à tous les abus. Lors de l’affaire du Bélem, Stéphane Bern avait pu répondre que, dans son cœur, ce navire était breton.
Pour l’association Koun Breizh, Yvon OLLIVIER











