Certains albums semblent tomber du ciel. Le premier opus du duo Clinic Rodéo est de ceux là. Ecoute indispensable.
Les Ovni musicaux existent. Et pour ce faire, pas besoin de multiplier les pains. Une frappe surpuissante et une guitare poisseuse suffisent. Un peu de rage et beaucoup d’énergie facilitent le travail. Antonia (Batterie) et Adrien (guitare et chant) n’en manquent pas et délivrent une quintessence du rock depuis 2011. Pour bien comprendre, il faut imaginer de grands riffs cradingues à grand renfort de Gretsch tout aussi sales qu’appuient une batterie battu au fer rouge (genre Cindy Blackman) et des mélodies presque pop. C’est imparable. En huit titres seulement, le duo prouve qu’il existe un avenir au rock. Et c’est en renouant avec l’efficacité, la simplicité et l’énergie que Clinic Rodeo parvient à ses fins. Nul besoin d’artifice, un bon garage né sous amphétamines blues suffit. Evidemment, parler d’un duo Guitare / Batterie sans évoquer White Stripes et autres Black Keys va sembler suspect. C’est chose faite, car citer les meilleurs comme une référence n’enlève rien au talent de ces deux parisiens. Même si les Cramps et les Stooges seraient ici mieux à leur place. Il n’est qu’à écouter le très sexy « On the deathfloor » dernier titre de leur opus, pour s’en convaincre. Si des tourneurs ou programmateurs bretons lisent ces quelques lignes et écoutent l’album…
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