Avec « La Mue », Calico tient son album pop. Un quatrième opus qui devrait dépasser le cercle des initiés.
Dix ans. Cela fait 10 ans que les costarmoricains Calico écument les routes de Bretagne. Dix ans et quatre albums puisque le petit dernier sort le 20 mars. En 14 titres, « La Mue » égrène de jolies balades pop et autant d‘histoires naturelles, terriblement humaines, toujours écrites et chantées par Jean-Marie Le Goff. En revanche, ils sont bien cinq à signer la musique : les 3 frères Le Goff et leurs deux complices, Vincent Crenn à la guitare et Vincent Normand à la basse.
Et comme tout album pop qui se respecte, « La Mue » prend un soin tout particulier aux mélodies et aux arrangements. Si sur quelques titres les guitares savent se faire violence, le quintet s’appuie aussi sur une section cuivre (sur « La faille » et « La Mue ») ou un trio d’instruments à cordes sur « La source » et « Contrôle ». Le résultat est tout en nuance et dépasse les traditionnels codes (parfois ennuyeux) de la chanson « française ». La musique de Calico prend alors l’accent et le savoir-faire de nos cousins britanniques, experts en la matière depuis les Beatles, sans perdre le fil, l’authenticité et le charme des premiers albums du groupe. En les bonifiant, tout simplement. Avec « La Mue », Calico arrive donc au niveau des meilleures productions du genre. On pense à Blankass, Archimède et bien sûr aux futurs ex Innocents de JP Nataf. La référence hexagonale sans aucun doute.
Hervé DEVALLAN
Calico « La mue » (GMP – Coop Breizh)












