https://www.youtube.com/watch?v=A8Hb1UwfmBM&feature=youtu.be
Blue Dietrich « Blue Dietrich » HermineHermineHermine

Avant d’écouter leur musique, le nom même de cette jeune formation (2 ans), Blue Dietrich, évoque des volutes de fumée (des gitanes peut-être ?), une actrice mythique et l’association des deux mots, un certain mystère, une aura de star…

C’est sans doute l’intention de ce quatuor (chant avec Aziliz, batterie avec Justine, basse avec Thiago, compositions, claviers et piano avec Felipe ), mixte, réunissant deux filles (Françaises dont une Bretonne), deux garçons (Brésiliens, de Rio de Janeiro), et qui, jusque sur sa page Facebook à la rubrique « Notre Histoire » reste très nébuleux, expliquant en anglais : «  Quelque part entre downtempo, électro et trip hop, voilà de la musique fabriqué avec l’aide de voix douces et de fascinantes machines. » Pour ce que j’en sais, ce que j’ai entendu, et vu, Blue Dietrich se dissimule (en partie) derrière sa chanteuse et comédienne, la vannetaise Aziliz Tranchant. Une voix magnifique, délicate, à la fois posée et éthérée, sur le fil, qui emmène l’auditeur de leur premier mini-album du côté de Portishead, de Cocteau Twins (avec les vocalises) ou de This Mortal Coil, tandis que les mélodies et les ambiances distillent une mélancolie à la Massive Attack (dont la formation reprend « Teardrops » en concert, version bossa-nova), ou une sorte de malaise pas si éloigné des premiers albums de The Cure.  Cinq titres dont un instrumental, « Orange Sunset », qui s’immiscent lentement, vicieusement, comme un poison dans les têtes et qui sèment le trouble. Peut-être à l’image de la pochette grisée, fantomatique, de leur premier disque, l’intérieur d’une maison qui aurait connu un cataclysme. On imagine très bien les hordes de zombies de The Walking Dead rôder autour. Un groupe à découvrir…

Frédérick RAPILLY
Blue Dietrich « Blue Dietrich » (iM F Paiva)

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