Bertrand Belin « Persona » HermineHermineHermineHermine

On tient là un magnifique album. « Persona » est l’œuvre d’un artiste qui a trouvé l’écrin qui manquait à sa carrière.

Avec ce nouvel album, Bertrand Belin entre dans la cour des grands. Des très grands même. Ceux qui survolent de façon toujours désinvolte la chanson pop rock française. On pense bien sûr à Bashung et on cite naturellement Christophe, Gainsbourg, Higelin… « Persona » le hisse à ce niveau. On tutoie la grâce et l’élégance ; la poésie de l’insignifiant, du détail attendu toujours inattendu, pointe le bout de son nez à chaque fin de vers. Le tout mis en musique dans un écrin pop aussi riche que minimaliste. La aussi les détails comptent. Tout est millimétré pour donner au silence le droit de trembler. Bertrand Belin est devenu un dandy rockeur, comme le sont et l’ont été Alain Bashung et Etienne Daho. C’est-à-dire qu’il fait de sa fragilité une force, de celle qui donne le cap. Une sorte de chemin pavé d’évidences qui nous prend par la main sans nous lâcher. Et pour un bon moment, car « Persona » semble déjà être le disque de l’année. Certes à mi janvier, c’est toujours un peu audacieux d’affirmer ça, mais là… Pas besoin d’être devin pour le crier haut et fort. D’autant que les occasions de parler de lui ne vont pas manquer avec son 3ème roman Grands carnivores à paraître 24 janvier chez POL et la bande originale du film de Dominique Choisy Ma vie avec James Dean dont il signe la musique et dans lequel il joue un petit rôle. Ceci dit Les Liminanas l’avait compris en ayant eu la bonne idée de d’inviter le breton sur le titre « Dimanche ».

Hervé DEVALLAN
Bertrand Belin « Persona » (Cinq 7 / Wagram) – 4/5

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