L’Australie nous explique une nouvelle fois où se trouve l’épicentre du rock : à Melbourne. Et ce coup ci, ils sont trois et déversent leur riffs puissants et chargés de groove sur fond de mélodies accrocheuses. Et dire que cet album vient du Crowdfunding…
Il est souvent agréable de faire ce métier. Parfois jouissif. C’est le cas dès la première écoute de « Love army » de Dallas Frasca. Un power trio inconnu (en Bretagne) du bataillon du rock, mais qui ne devrait pas le rester longtemps. Déjà, parce qu’ils viennent d’un pays ou le riff est roi : l’Australie ; ensuite parce qu’ils ne s’éparpillent pas en chemin d’improbables effluves de mode et autre arabesques tendance : Dallas Fracas recentre les débats et déverse sa redoutable efficacité groovy avec le charme de ceux qui visitent des pubs depuis plus de 9 ans. Résultat : 700 concerts et 150 festivals au compteur pour Dallas Fracas (chant, guitare), Jeff Curran (guitare) et depuis 2004 Josh Eales à la batterie. Oui, pas de bassiste pour épingler leur rock lourd et saturé au Panthéon des groupes qui assurent. En revanche, une chanteuse à la Janis Joplin et un guitariste gaucher qui joue avec une guitare dont les cordes sont montées à l’envers. Il leur fallait donc un batteur gaucher d’exception ! Le résultat est du même niveau que les derniers Black Keys et les premiers Baby Animals. On navigue sur des eaux rock entre deux tempêtes pop et blues. Car cette énergie n’est jamais sacrifiée sur l’hôtel de la mélodie. Même sur les rives du stoner dans leur titre éponyme. Espérons qu’il existe des vols directs entre Melbourne et Rennes, même s’ils ont déjà joué au Mans en 2014 devant quelque 30 000 personnes ! Oui, Dallas Frasca est vraiment surprenant…
Hervé DEVALLAN
Dallas Frasca « Love army » (Verycords)












