Blues Pills « Blues pills » HermineHermine

La promesse était trop belle. Si sur le papier l’album a tout pour envoûter, il réserve quelques désagréables surprises une fois le diamant sur le sillon. Même en creusant, le compte n’y est pas !

Blues Pills « Blues pills »Note : 2 sur 5

Mais dans quelle galère sont allés se jeter les deux gars de Radio Moscow ? Manifestement la section rythmique américaine avait du temps à perdre pour rejoindre la chanteuse suédoise et le guitariste français et enregistrer le premier album de Blues Pills. Ce n’est pas que tout ce petit monde soit mauvais, au contraire ! La chanteuse a même un charme certain et une voix d’outre blues tout droit sortie d’un bouge enfumé. Sur le papier cela fonctionne assez bien. Si ce n’est que mis bout à bout (le principe d’un album), les morceaux s’étirent jusqu’à l’ennui et versent dans une platitude confondante. Bref on s’ennuie grave à l’écoute de ce disque. Le premier morceau fait un peu illusion (« High class woman ») avec sa rythmique entêtante, ses rifs 70’s  et cette voix que l’on entend pour la première fois ! Oui, énorme ! Et puis tout s’effiloche dans un abysse digne de sous Cream ou d’un Cactus de série B. Dommage car le potentiel semble vraiment sourdre, mais ne pousse pas, restant en gestation, comme la promesse d’un rendez-vous manqué. Une « date » espérée et alléchante tant l’artwork laisse entrevoir de belles choses. La version vinyle de l’opus éponyme étant même une vraie – la seule – réussite avec deux picture discs qui s’exposent comme un trophée. Et c’est bien là le seul intérêt de cet album où il y  bien plus à voir qu’à écouter. Pourtant en live… Voir ci-dessous le concert du Rock Hard Festival 2014. Au total, deux Hermines quand même : une pour la qualité du son, l’autre pour la beauté de la pochette.

Hervé DEVALLAN

 

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