Dimanche 6 juillet à L'Ecole des Filles de Huelgoat, l'auteur que connaissent bien les auditeurs de France Inter est venu "dire les choses très clairement" et "s'exprimer à titre personnel".
Quand il était petit Frédéric animait des émissions radio dans sa chambre, pour un auditoire choisi, sa petite sœur de 4 ans. Ça s’appelait « Transparences ténébreuses ». Quelques années plus tard, il fait des études de philosophie, puis des études de journalisme où il va « désapprendre à écrire ». Entré à France Inter au service politique il suivra quelques campagnes, dont celle de François Bayrou. « La politique c’est passionnant, c’est du théâtre sauf que l’on ne connaît pas la fin. »
Revues de presse, feuilletons dont Les amants du Boulevard et 18bis, boulevard Hache-Coeur, billets « Le Gimmick » chez Pascale Clark et « L’Éphéméride » dans la matinale, Frédéric Pommier se balade dans la grille d’Inter.
Dans son livre L’Assassin court toujours, les expressions qui ponctuent les conversations et monopolisent les médias nous font « nager dans le bonheur » (p.35) car on sent bien que « rien n’a été laissé au hasard » (p.70). Frédéric fait le tour des mots à la mode pour quelques jours, ou un peu plus. Ces mots qui sont des codes, font appartenir à un groupe social, voire un clan.
« Je suis un besogneux, je peux passer des heures sur une phrase. C’est une sorte de partition, il faut que ça sonne. » C’est que l’exercice oral nécessite cette mélodie. Cet après-midi à Huelgoat l’auteur a lu quelques uns de ses textes, improvisé autour de » bonne dégustation » » Maintenant on ne dit plus seulement bon appétit, même si on mange un jambon-beurre, mais « bonne dégustation ». Continué en mode (p.63) culinaire avec les émissions de télévision, où les plats sont » très malins » , où l' »on sublime la courgette ».
« Tout a été réécrit pour le livre, parce que le lecteur n’a plus l’intonation, l’intention vocale. » Sauf que le lecteur est très souvent un auditeur et a encore dans l’oreille la façon intimiste qu’avait l’auteur de nous raconter le quotidien tôt le matin à la radio. Mais ça c’était avant (p.36), parce qu’à partir de septembre, Frédéric Pommier fera les revues de presse du week-end. Affaire à suivre (p.126)
Bernadette BOURVON
L’Assassin court toujours, et autres expressions insoutenables aux Edts Seuil-France Inter 15€











