Calibré pour les stades et les radios, cet album aurait pu naître de l’autre côté de l’Atlantique. Une impression renforcée par le nom du batteur… Explication.
Derrière Double Elvis se cachent l’ex batteur de Glaz Jean-Christophe Boccou (chanteur sur l’album) et le guitariste d’Armens (et de Sub Culture !) Gwenn Mercier-Zuliani. Depuis 2008, le duo et ses complices s’essayent à la scène en France et en Allemagne, fort d’un EP démo et de belles premières parties comme New Model Army ou No One is Innocent. Aujourd’hui, les bretons font à nouveau parler d’eux avec un premier opus qui marie comme il se doit machines et grosses guitares. Le résultat toujours proche de Muse et Placebo semble calibrer pour les stades ! La présence d’un certain Matt Walker à la batterie (Morrissey, Smashing Pumkins, Garbage) confirme cette impression d’explosion sonore, Double Elvis a les moyens de ses ambitions ! A l’écoute des 10 compositions de « Inland Chronicles », il semble évident que les munitions sont effectivement calibrées pour la démesure de grands salles. Tout en puissance et en cohésion, les claviers aériens et les riffs de guitares lâchent les chevaux tandis que les refrains soutiennent sans faille cette volonté de bousculer l’auditeur. Certaines percussions industrielles viennent soutenir cette impression de parfaite maîtrise de l’ensemble. Même la balade « Perdido street » dépasse l’exercice obligatoire pour aller taquiner les ambiances née progressives à la Porcupine Trees. Aucun temps mort pour un album dans la droite lignée des grosses productions américaines. Plaisir garanti !
Hervé DEVALLAN
Double Elvis “Inland chronicles » (Auto production)












