Ne cherchez pas les Queens, Christine est seule, elle s’est inventée des compagnons imaginaires pour se donner du courage, et du cœur. Premier album, après trois singles très prometteurs, il semble impossible de ne pas être au courant de la sortie de ce disque. La presse s’est déchaînée et la demoiselle est partout.
Une excitation (ou un buzz si vous préférez) bien normal, car cela faisait bien longtemps qu’un artiste aussi original n’avait pas éclos. Héloïse à la ville affirme volontiers qu’avoir accouché du personnage de Christine a été comme une renaissance. Elevée au son des disques de ses parents (en vrac : Bruce Springsteen, Marc Bolan, Klaus Nomi, Barbara, Jean-Louis Murat et Christophe) elle aura comme une révélation lorsqu’elle esquissera des pas de danse sur William Sheller et Michael Jackson. Les mêmes que ceux répétés au Conservatoire, sur le Stabat Mater de Vivaldi. Il y a dans cette demoiselle énormément de potentiel, car aucune barrière.
Christine exorcisera le côté sombre qui sommeille en elle via une musique aux accents électro et aux réminiscences pop. On pense évidemment à Klaus Nomi ou Antony & the Johnsons, pour le côté délicat, intriguant et diablement sexy. Il y a dans ces onze titres, dix originaux puisqu’elle n’a pu s’empêcher de rendre hommage à Christophe, de suaves réminiscences disco éthérées. Une métronomie synthétique qui mixe romance et mélancolie Baudelairienne.
C’est un voyage immobile en Terre méconnue dont il ne faut surtout pas se priver. Extrêmement original. D’ailleurs depuis qu’elle scintille dans les nuits, des Queens (deux danseurs) se sont joint à elle, c’est dire.
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Because












