Birth of Joy « Prisoner » HermineHermineHermineHermineHermine

Le troisième album des néerlandais reste un petit bijou de rock à trois façon 70’s. Mieux, ils réinventent un genre qui les rapproche des duos guitare / batterie. Un fameux orgue en plus. La différence est de taille.

Birth of Joy « Prisoner »Note : 5 sur 5

Les bataves de Birth of Joy viennent une fois de plus de sortir un album Ovni. Non content d’être un power trio à la quintessence fusionnelle – et sans bassiste -, ils réussissent cette fois à s’échapper de la zone d’influence Doors (dont les basses sont faites au pied par le clavier Ray Manzarek, faut-il le rappeler) et à s’extirper de la référence absolue en matière de power trio à guitare folle et irrévérencieuse, j’ai nommé Jimi Hendrix et ses deux Experience. Le résultat envoie toujours du bois, mais de façon beaucoup plus subtile. En introduisant quelques nappes psychédéliques, ils trouvent le moyen de se réinventer sans se trahir. Et par la même occasion de nous embarquer avec eux sans rendre le voyage insupportable. Et c’est là où « Prisoner » est très fort : les rythmes ont su s’alourdir pour mieux rebondir et éclater en plein vole comme une bulle internet sans victimes collatérales. Achevé en novembre dernier et sorti le 3 mars, l’album a été enregistré par leur compatriote Joris Wolff et masterisé par Brian Lucey (Artic Monkeys, Black Keys…). Et c’est vrai qu’à bien y réfléchir, l’énergie déployée dans « Prisoner » est assez proche du dernier Black Keys. Une sorte d’évidence et d’uppercut direct au cerveau. On ne ressort pas indemne d’un tel disque. Et dire qu’il ne s’agit que de leur troisième album…

Hervé DEVALLAN
Birth of Joy « Prisoner » (Suburban Records)

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