Avec Von Pariahs, Naoned penche du côté de Manchester. Une ligne droite qui passe étrangement par Jersey… Explications.
Le premier album de Von Pariahs balance une grande gifle au rock. Un souffle renversant que les 3 morceaux d’ouverture maintiennent à un niveau d’exigence rarement atteint. Entre post punk et cold wave, les nantais font se percuter sans concession les univers de Joy Division et de Jesus and Mary Chain. De Joy Disivion justement, il est question dès les premiers pas du groupe puisque c’est après avoir visionné « Control », un biopic sur Ian Curtis chanteur des célèbres mancuniens, que le quintet trouve son nom en 2009. De l’Angleterre il est toujours question avec Sam Sprent. Le front man de Von Pariahs est effectivement un sujet de sa gracieuse majesté né à Jersey. Un paradis fiscal qui n’a pas retenu le chanteur, faisant aujourd’hui les beaux jours des bretons. Les 12 titres d’ « Hidden tensions » prouvent avec insolence que l’on peut finir un album aussi fort qu’on l’a commencé. De quoi faire tourner en boucle un opus qui place la Bretagne sous perfusion anglaise, bien loin des terres surannées de ses anciennes allégeances. Ici, impossible de lâcher prise, la jeunesse est au pouvoir et trouve une nouvelle respiration, un second souffle prometteur qui en une seule galette fait ressurgir les démons de minuits : le rock.
Hervé DEVALLAN
Von Pariahs « Hidden tensions » (Yotanka)












