Le quartet guingampais Thomas Howard Memorial serait-il devenu le job à plein temps de Yann Ollivier ?
Ce nouvel EP de Thomas Howard Memorial est le second rendez-vous en un an proposé par le quartet breton. Le side project du Craftmen Club Yann Ollivier (Marc Corlett a quand à lui quitté le groupe il y a 1 an) est en passe de devenir un job à plein temps. Une bonne nouvelle en forme de palimpseste tant « How to kill kids » poursuit l’histoire tout en bonifiant l’affaire. Ici aucune révolution sonique, mais un vrai plaisir à retrouver les influences majeures de Radiohead, (la voix sûrement) à The Besnard Lakes (leurs grands frères canadiens), en passant par Pink Floyd bien sûr. Si le premier album versait dans l’époque Syd Barrett, on retrouve ici (sur « Rupture » essentiellement) les effluves embrumées du second guitariste des Flamands Roses David Gilmour. Heureusement, l’album ne se contente pas de singer cette noble institution anglaise. Sur les quatre morceaux de l’album, Thomas Howard Memorial développe son propre style, un post rock mélodique, nourri de guitares classieuses et d’une basse entêtante. Dommage que cet EP soit si court. Mais c’est sûrement l’indispensable condition pour disposer d’un matériel où rien n’est à jeter.
Hervé DEVALLAN
Thomas Howard Memorial « How to kill kids » (Upton Park /TCC Prod)












