Les Ovni existent. Le duo californien le prouve avec cet incroyable album sorti de nulle part en juillet 2012.
« Advaitic songs » ne ressemble à aucun opus édité jusqu’à présent, si ce n’est leur précédent album « God is good » (2009). On y perçoit la lignée historique du Stoner avec ses basses rondes, chaudes et puissantes et sa batterie lourde et hypnotique. On frise le Doom tellement certains rythmes ralentissent le temps. Mais Om va bien au delà et dépasse – heureusement – un genre qui depuis les premiers albums de Fu Manchu n’a plus délivré grand-chose d’excitant. Ici, le Metal (re)devient primitif et d’avant-garde. Il noie ses références dans des ambiances éthérées et arabisantes inhalant par saccades le sable chaud du désert du Sinaï. Le psychédélisme est ici à son paroxysme, entre transe pour Derviche Tourneurs sous perfusion et décharge électrique pour baba des Carpates. Avec Om, le Moyen Orient trouve le groupe qu’il ne formera jamais. Rares sont les albums qui marquent une rupture. Led Zeppelin en son temps, Nirvana dans les années 90. Om est de cette trempe, brisant quelques codes, fusionnant des sonorités sans jamais renier son style. A bien y penser, c’est étrange que Robert Plant et Ian Gillan aillent aussi puiser l’inspiration du côté de l’Orient dans leurs albums solo… Comme si la sagesse des anciens habitait déjà cette formation pourtant née en 2003. En revanche, Om va plus loin en insufflant de légères fragrances spirituelles dans sa musique. On est beaucoup plus près de Jérusalem que d’Agadir ! L’effet rémanent de la pochette très certainement…












