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Patti Smith « Banga » HermineHermineHermine

Pati Smith a toujours eu besoin de la réalité pour écrire ses chansons, voici l'explication de texte de son onzième album studio.


Patti Smith « Banga »

Cela commence avec une ballade dans laquelle Patti alterne les parties parlées et les parties chantées. Et si « Amerigo » laisse la part belle à une certaine légèreté, c’est parce qu’elle désire nous emmener à la découverte de ce nouveau monde, ou plutôt imaginer l’énorme surprise qu’ont ressenti les premiers colons lorsqu’ils ont découvert cette terre qui allait devenir les Etats-Unis d’Amérique. « April Fool » est l’un des chansons les plus anciennes de ce nouvel album, (elle date de 2009 juste avant l’écriture par Patti de son livre « Just Kids »), c’est une ode à l’écrivain Russe Nicolas Gogol, dont l’une des thèses favorites était que chacun porte en soi une œuvre importante. « Fuji-San » est bien évidemment un monument de poésie érigée à la mémoire de tous ceux qui ont péri dans cette catastrophe du 11 mars 2011. « This Is The Girl » a été écrite en mémoire d’Amy Winehouse, la dernière étoile filante du rock, une artiste que Patti Smith n’a pas eu le temps de rencontrer mais qui la touchait énormément. « Banga » est le nom du chien, compagnon fidèle du Ponce Pilate imaginé par le romancier Mikhaïl Boulgakov dans son livre, Le Maître Et La Margueurite, c’est surtout le premier coup de gueule de ce disque, une véritable éructation fidèle à ses préceptes punks jamais envolés. « Maria » est une ballade dédiée à une amie disparue, l’actrice Maria Schneider, que l’on a pu voir en compagnie de Marlon Brando dans le film Dernier Tango à Paris. « Mosaic » est la seule chanson cosignée par le batteur, Jay Dee Daugherty, c’est peut-être la raison de cette influence arabo-hispanisante. « Tarkovsky » est encore une incursion dans cette culture Russe qui fascine de plus en plus Patti Smith, l’histoire (imaginaire) d’une maman décédée qui écrit à son fils. « Nine » est une offrande, le cadeau de Patti Smith offert à Johnny Depp pour son anniversaire. C’est sans doute la raison pour laquelle on y ressent une vraie allégresse et un bonheur qui explose sans honte. « Seneca » est une parenthèse italienne due à la plume de Lenny Kaye le guitariste, alors que « Constantine’s Dream » est un voyage de l’âme et des sens, comme une longue expérimentation et quête spirituelle jamais assouvie. Disque magnifique et riche donc.

Site officiel
« Because the night », le tube de 1978 en vidéo
Columbia

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