Leur deuxième album « Let Go » est à peine sorti que le trio Revolver a déjà entamé une tournée hexagonale qui passera en Bretagne ces prochaines semaines. Ce vendredi 20 avril, Revolver se produisait sur la scène du Chato’do de Blois. Notre correspondant Denis Pondaven (Breton exilé) était en repérage pour Bretagne Actuelle. Récit de cette soirée étoilée


« Nous sommes heureux de jouer à Blois » confie Ambroise au public. « C’est notre premier concert officiel », clin d’œil à une représentation informelle qui avait eu lieu un soir d’été 2009 et qui n’avait pas attiré les foules. Ce soir, le Chato’do est bien rempli, prêt à succomber au pouvoir enivrant de la musique de Revolver. Pour débuter le show, les trois compères ont choisi des titres doux et raffinés tels que « My Lady I », « Luke Mike & John » ainsi qu’une reprise de M.Ward : « Chinese Translation ». Un seul micro centralise leurs harmonies vocales portées par une musique folk entièrement acoustique (guitares et violoncelle). Les ombres bienveillantes des Beatles et des Byrds planent alors sur la soirée.

Passage à l’électricité
Changement de configuration : le trio est rejoint par un batteur et un bassiste. Les spectateurs, bien calmes jusqu’à présent, vont vibrer sur les titres du nouvel album tels que « When You’re Away », « The Letter » ou encore « Let’s Get Together ». Si Ambroise et Christophe se partagent efficacement guitares et chant, Jérémie ajoute une touche de folie à l’ensemble. En effet, quand il n’est pas au violoncelle ou derrière le clavier, notre homme harangue la foule et se contorsionne de manière frénétique et spectaculaire. Est-il fou ? Allumé ? Possédé ? Quoi qu’il en soit, l’énergie qu’il dégage est tout simplement euphorisante.

Monstre scénique
Après nous avoir fait voyager dans le délicieux « 49 States », le groupe s’attaque au célèbre « Get Around Town ». Ici, pas question de reproduire à l’identique les riffs de la version studio car c’est d’un monstre scénique dont il s’agit ! Une version à rallonge totalement jouissive au cours de laquelle le public est amené à chanter, danser, taper dans les mains. Sur « Brothers », Ambroise entonne un amer « It’s too late to say a word of goodbye » mais il sera vite contredit par l’audience qui obtiendra de nombreux rappels. Sur « Still », les spectateurs sont invités à former des couples pour danser le slow ! Intimité de courte durée car le génial « Balulalow » réveille tout le monde. Les musiciens sont sans pitié pour les amoureux…

Larme à l’oeil
Cerise sur le gâteau, le trio revient pour interpréter a capella l’inoubliable « Only Love Can Break Your Heart » de Neil Young. Les jeunes spectateurs ont un sourire ébahi, les plus anciens ont une larme à l’oeil. C’est là que réside toute la magie de musique pop-rock que le XXème siècle a eu le génie d’inventer.


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