« Rock australien, un continent en 100 disques » de Emmanuel Chirache HermineHermineHermineHermine


Allez, puisqu’on est entre nous, combien de groupes australiens pouvez-vous citer au débotté ? AC/DC et… ? Quelques fans de hard rock ajouteront The Angels et Rose Tattoo ; le grand public reteindra Midnight Oil et INXS… Et évitera soigneusement de citer les Bee Gees : ils sont américains, non ? C’est à peu près tout. Pas par manque de goût, mais plus sûrement par manque de curiosité dû à l’éloignement. C’est loin l’Australie ! Tellement loin que dans les années 60, même les groupes australiens finissaient par rejoindre la Grande Bretagne pour espérer la reconnaissance. Et souvent revenir la guitare entre les jambes. C’est ce que raconte Emmanuel Chirache dans sa superbe et très bien documentée introduction de 150 pages. On y apprend des tonnes de choses. On se cultive et on s’instruit. C’est ainsi que j’ai retenu que le gouvernement australien avait favorisé une immigration de masse de Grande Bretagne (principalement), faisant venir plus d’un million d’européens dans les années 50. Le résultat ? Des milliers de gamins sont arrivés avec leurs parents et ont allumé les amplis dix ans plus tard. Les trois frères Young sont d’origine écossaise… Ce qu’Emmanuel Chirache nous raconte aussi, c’est ce son australien qui tarde à venir et situer le pays dans le grand monde du rock. Les immenses et violents bars de Sidney, Melbourne, Perth ou Brisbane apporteront la réponse : le pub rock.
Séduit par ces propos liminaires, le lecteur peut alors picorer dans la sélection des 100 albums retenus par l’auteur. L’ouvrage finissant par un disque de Brat Farrar de 2023. A vous de compléter !

Hervé DEVALLAN

« Rock australien, un continent en 100 disques » d’Emmanuel Chirache aux éditions Le Mot et le Reste – 368 pages – 26€

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