On plonge dans la pop de Megadisq avec délice. D’autant plus lorsqu’elle devient rock, presque punk. Avec un esprit très 60’s dévoyé par l’esprit iconoclaste de nos années 2020, les rennais arrivent à rappeler Yes (oui, le groupe de progressif anglais) avec une voix et des mélodies qu’ils n’auraient pas reniés, surtout dans leur album « 90125 » de 1983. C’est étrange, mais cela créé un univers auquel on ne résiste pas longtemps. On doit ce tour de force à Hugo (guitare, chant), Nikkita (chanteuse, claviers) et Marius (batterie). En revanche, il serait incorrect de limiter leur premier album à cette étrange rencontre progressive. Les années Blur sont aussi passées par là. C’est cet étonnant alliage qui donne au groupe ses airs de différence qu’on se plait à écouter. Et partager dans cette chronique. Car, on est loin de la nostalgie. Les clins d’œil et les influences sont assimilés pour délivrer une musique originale, actuelle et jusque là peu délivrée. Original en un seul mot.
Hervé DEVALLAN
Megadisq « Venus le Red » (Le Cèpe Records / Foudrage)












