La voix des Inmates porte encore. Et ce sont des archives sonores et confidentielles qui l’expriment aujourd’hui. En 1998, Bill Hurley et ses Enforcers avaient booké plusieurs dates en Sardaigne du 14 au 22 août. Afin d’optimiser leur présence italienne, ils entrent en studio quelques jours avant à Londres pour enregistrer une K7 et la vendre à la sortie de leurs concerts. C’est cet enregistrement qui est dépoussiéré et rendu accessible à un plus large publique. Ce « Live in London » porte bien son nom puisque les 10 titres furent captés en une seule session sans overdub avec Eddie Edwards à la batterie, Eddie Angel aux guitares et Simon Mulvey à la basse. Côté son, pas de soucis puisque les bandes ont été entièrement remasterisées. Le résultat ? Un disque de rock comme on en fait plus, entre authenticité à la Inmates et du blues à la Rory Gallagher, quelques solos en moins. Les amateurs de pub rock s’y retrouveront. Tous les autres aussi tant le témoignage laisse la part belle à Bill Hurley, un chanteur – crooner que Robert Plant lui-même présentait comme le meilleur chanteur de rhythm n’blues du Royaume-Uni. Et à la fin des années 90, c’était entièrement justifié. L’album fait une part plus que belle aux reprises avec « Sweet Little Rock N’ Roller » de daddy Chuck, « Mess Of Blues » d’Elvis Presley (dont Bill est un fan absolu), « Need Your Love So Bad » de Little Willie John, « Lawdy Miss Clawdy » de Lloyd Price, « Nadine » de Chuck Berry, « The Hunter » d’Albert King, « Brown Sugar” des Rolling Stones ou encore « Blues Deluxe » du Jeff Beck Group.
Hervé DEVALLAN
Bill Hurley « Live in London » (Cat Records)












