Né à Vannes en 1946, le poète et prosateur Michel Dugué est décédé le 14 août dernier, victime d’un malaise alors qu’il se baignait à la plage de Porz-Hir en Plougrescant.

Il avait enseigné l’économie au lycée de Fougères et habitait la campagne rennaise. Son importante œuvre poétique avait notamment été publiée aux éditions Folle Avoine et à Apogée. Michel Dugué aimait passionnément la côte du Goëlo du côté de Plougrescant, où il séjournait régulièrement. C’est là qu’il a trouvé la mort. Dans un de ses derniers livres, Mais il y a la mer (Le Réalgar, 2018), il avait eu ces mots sur ce pays-là. « Formes et mouvements participent d’une présence, la plus simple, la plus dénuée d’artifice. On a la certitude d’être, d’être avec. Ni écrasement, ni perte de soi mais des clartés mitoyennes ».

1 commentaire

Jacqueline saint-Jean 18 août 2024 at 17 h 24 min

Choc et tristesse d’apprendre la disparition soudaine de Michel Dugué, sur ce rivage qu’il a tant aimé,
arpenté, contemplé, interrogé dans son œuvre. Un écrivain, poète que je lis fidèlement depuis ses premiers écrits,
son roman inoubliable « Un hiver de Bretagne », et tous ses livres de poèmes à Folle avoine.
« Poésie aussi cela qui reprenant terre, s’ouvre au dehors, proche ou lointain, retrouve une assise ou affleure le dedans, l’intime du sujet »
(Michel Dugué, spécial Encres Vives n° 445). Compagnon de Michel Cosem, décédé l’année dernière, depuis la création de la revue
Encres Vives, désormais orpheline de ses premiers fondateurs.
Une œuvre à relire, ouverte et sensible, où sa présence vive au monde et aux êtres porte l’écriture, subtile et vibrante.
Jacqueline Saint-Jean

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