La menace est tombée lundi 22 avril 2024 : le divorce entre les Vieilles Charrues et Carhaix est consommé.

Pour les organisateurs du festival, les « nouvelles pertes de terrain (parkings, campings), la préemption de nos futurs bureaux et de l’entrée principale de l’événement, la récente taxe de près de 400 000€ pour l’utilisation du site » condamne le festival. Et de poursuivre : « Poher communauté nous a annoncé le 8 mars dernier avoir pris la décision de ne plus mettre à disposition la moitié des terrains occupés par les campings du festival dès 2026, et nous impose de les déménager. Or, et nous les alertons régulièrement depuis 2018, cette décision n’est absolument pas adaptée. »

Selon les organisateurs du festival, et côté financier, la ville de Carhaix a adressé le 12 avril dernier une facture de 367 000 € pour l’utilisation de la prairie de Kerampuilh, de bâtiments et la mise à disposition d’agents communaux. « Malheureusement, encore une fois, il n’y eu aucune concertation ni “signe d’annonce” sur le sujet. » Pire ? « Nous avions pourtant signé en juillet 2023 une autre convention de mise à disposition sur cinq ans avec la Ville. Jamais il n’a été fait mention de la mise en place d’une tarification. »

Malgré un attachement renouvelé au site de Carhaix, l’association des Vieilles Charrues se tourne vers les élus bretons pour débloquer la situation. « Malheureusement, si rien n’évolue d’ici cet été, l’édition 2024 des Vieilles Charrues pourrait bien être la dernière » concluent-ils.

Selon Le Télégramme, Jean-Luc Martin, le président de l’association des Vieilles Charrues, affirme qu’il s’est entretenu avec plusieurs élus de Châteauneuf, il y a environ un an, pour discuter d’un éventuel déménagement du festival sur cette commune.

Pour Christian Troadec, maire de Carhaix, la ville proposait une co gestion du site en lieu et place d’un bail emphytéotique de 99 ans « qui était leur donner la quasi propriété » sachant que le site est occupé par plusieurs associations tout au long de l’année. La commune va organiser une réunion publique pour informer les habitants de la situation tout en restant à l’écoute des Vieilles Charrues. Tout le monde étant attaché à la présence du festival à Karez. Et ce n’est pas la nouvelle arrivée du Motocultor qui devrait compenser cette possible perte. En revanche, Yann Le Baraillec, patron du Motocultor, nous a bien confirmé qu’il avait signé pour 5 ans avec la Mairie de Carhaix. Un contrat qui devra être dénoncé si Les Vieilles Charrues obtiennent la gestion exclusive des terrains convoités.

Hervé DEVALLAN

A lire aussi : Interview de Yann Le Baraillec, patron du Motocultor festival

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