Le troisième album des Red Goes Black est dans la droite ligne des deux premières productions : un rock anglais léché et 60’s. Des Beatles aux Kinks, on retrouve nos petits.
Pourtant ce quintet est bien né à Douarnenez. Erreur de la cigogne ? Non, en musique, nulle frontière et en Bretagne, un sens inné de ce qui se passe de l’autre côté de la Manche. Sur fond d’accords majeurs, de swing et de chansons pop, les mélodies nous propulsent dans n’importe quelle cave enfumée de Londres ou de Liverpool. Pourtant, la production ne laisse aucune place à la nostalgie. Le disque sonne et ne s’abandonne pas à l’énergie du désespoir. Car en filigrane de chaque titre, la soul pointe le bout de son envie de danser. « Keep it in mind » réveille notre volonté de défendre ce genre instinctif, quand le rock savait s’amuser. The Red Goes Black refait vivre ce bon vieux temps et on comprend pourquoi avoir écouté leur album.
Hervé DEVALLAN
The Red Goes Black « Keep it in mind » (French Wine Records)
A lire aussi
The red Goes Black « I quit you dead city« .












