Il n’y a pas qu’en Bretagne que les groupes de rock progressif sont passés sous le radar dans les années 70. C’est le cas du quintet néo-zélandais Dragon né en 1972 à Auckland. Auteur de deux albums sortis chez Vertigo, certes appréciés des amateurs, la formation ne rencontrera malheureusement pas le succès escompté dans son pays d’origine, ce qui le poussera à s’expatrier en Australie à partir de 1975. De là, ils fileront le parfait amour avec le public des kangourous et le reste du monde dans les années 80. Depuis, entre splits et reformations, ils tournent toujours ! Mais revenons à ce second album « Scented Gardens For The Blind » édité pour la première fois en 1975 et aujourd’hui ressorti de l’ombre par les labels Replica et Musea. Remarquons que dès le premier titre, ils tentent de sortir du carcan de la pop progressive avec les claviers d’Ivan Thomson qui poussent le combo à s’aventurer vers des contrées très anglaises que les Zombies puis Argent savaient emprunter. C’est à la fois marqué par les années 70 et une vraie volonté de séduire les charts. Ce qu’ils firent ensuite en Australie. Pour l’heure, sur l’essentiel de l’album, l’ouvrage reste un parangon du rock progressif marqués par de longs soli de guitares et de belles envolées des claviers. Réédité de façon magistrale, le disque devrait ravir les inconditionnels du genre, d’autant que le pressage original s’échange désormais aux alentours de 500 €.
Hervé DEVALLAN
Dragon « Scented gardens for the blind » (Replica / Musea) – Vinyle noir 180g édité à 500 exemplaires












