Le monde devient une poubelle. L’humanité reste accro à la pollution malgré une planète qui se réchauffe de minute en minute. Les gens consomment du vermifuge pour chevaux parce qu’un abruti à la télévision leur a dit que ça guérissait le COVID. Tom Herman, du groupe pionnier Pere Ubu, n’a toujours pas son propre article sur Wikipédia. L’apocalypse paraît plus stupide que quiconque aurait pu le prévoir… Les absurdités de la vie moderne ont toujours été un sujet de choix pour Mudhoney, basé à Seattle. Sur Plastic Eternity, leur 11e album studio, les quatre membres du groupe s’attaquent à toutes ces absurdités avec un humour acerbe et des riffs boueux.
Mudhoney (le chanteur Mark Arm, le guitariste Steve Turner, le bassiste Guy Maddison et le batteur Dan Peters) illustre l’underground par excellence, avec son punk brutal et primordial et les paroles acérées d’Arm, une combinaison qui reste puissante depuis leur formation à la fin des années 1980. Qu’il s’agisse d’aborder le changement climatique (« Cry Me An Atmospheric River »), d’une chanson rock’n’roll entraînante sur la prise de médicaments destinés au animaux (« Here Comes the Flood ») ou d’une attaque punk sur le traitement des humains comme du bétail (« Human Stock Capital »), Plastic Eternity est un parcours enivrant à travers tous les proto-genres du rock à guitare.











