Un disque surprenant que le dernier album de Matmatah. D’abord, il y a ce premier morceau de 20 minutes. Le clou du spectacle que le groupe place en introduction, là où se positionne normalement le single ravageur. Si « Erienmeyer » occupe toute la face A du vinyle, le morceau n’en demeure pas moins un vrai coup de maître. Tensions, émotions, créations… Tout y est. Reste plus qu’à convaincre les radios de diffuser le titre ! L’autre temps fort du disque est un Fisel à la sauce Matmatah (voir la vidéo ci-dessous). Eux qui ne voulaient plus entendre parler de rock celtique, les voilà habillés pour l’hiver. Les habitués des Vieilles Charrues ont pu découvrir « Trenkenn Fisel » en avant-première à l’été 2022 : Matmatah ayant interprété le titre en exclusivité pour le festival de Karez. Pour le reste c’est du pur Matmatah, aussi efficace qu’il y a 20 ans. Peut-être, un peu moins frondeur. Même si la jeunesse vient leur donner un coup de pied aux fesses avec l’arrivée du jeune Léopold Riou à la guitare solo, qui n’est auytre que le fils de Jean-Pierre Riou, batteur de Red Cardell. Les brestois rayonnent jusqu’à Kemper ! Ce double vinyle est donc une réussite en demi-teinte qui va les entraîner sur les plus belles scène bretonnes et françaises. A commencer par Brest (3 mars et 24 novembre), Roazhon (2 décembre) et Naoned le 9 décembre.
Hervé DEVALLAN
Matmatah « Miscellanées bissextiles » (Upton Park)












