Huw Lewis-Jones présente L’atlas des mondes imaginaires HermineHermineHermine

Les écrivains sont des créateurs de mondes. Leurs pays sont imaginaires. La Terre du milieu… Narnia… La forêt des Rêves bleus… L’île de Robinson… Huw Lewis-Jones présente l’atlas des mondes qui vagabondent au-delà de nos imaginations : l’Atlas des Mondes Imaginaires.

Chacun se souvient de la première fois où il s’est perdu. Dans un bois… Un zoo… Un jardin public… Une fête foraine… Un plan ou une carte lui eut sans doute permis de retrouver son chemin. C’est précisément ce que l’Atlas des Mondes Imaginaires propose : appréhender les accès des univers qui, à l’origine, n’existaient que dans la tête de leur créateur.

Au commencement était des mondes bien réels

L’humain est né pour explorer. Il est dans sa nature de découvrir et de voyager. Toutes les cultures témoignent de la même évidence : avant d’être sédentaire, l’homme se déplaçait au rythme des saisons pour s’installer là où était la nourriture. Ainsi, avons-nous commencé à tracer des cartes puis des plans afin de s’y retrouver. C’est d’ailleurs la première chose qu’ont fait les Américains une fois sur la Lune, et qu’ils continuent de faire avec Mars. Au commencement d’une histoire, la géographie est toujours cartographiée, y compris celle des mondes imaginaires. L’Atlantide et sa capital Atlantis… La cité d’Ys, ville légendaire de Bretagne… L’île mystérieuse de Jules Verne et ses marais de Tanordes… L’île au trésor de Stevenson avec sa pointe de la Roche blanche… Mais aussi Laputa, célèbre île volante décrite dans Les voyages de Gulliver… Il n’existe aucune exhaustivité à la cartographie de l’imaginaire. Car…

Un enchantement du quotidien par le merveilleux

… les mondes fictionnels sont par définition incomplets puisque seule leur description nous permet d’y accéder ; le reste demeure indéterminé et totalement libre d’imagination. Personne ne connait l’exact topographie de Combray ou de Balbec chez Proust… Pas davantage celle des Mondes d’Aldebaran du dessinateur Léo… Ni à quoi ressemble la porte du Royaume d’Istyald… Certes, moult détails sont parfois donnés par l’auteur lui-même, c’est le cas avec Poudlard dans Harry Potter ou chez Tolkien décrivant sa Terre du Milieu, même chose pour la célèbre Gotham City de Batman, idem en ce qui regarde les planètes de Star Wars et la sublime Pandora du film Avatar, également avec le Pays Imaginaire de Peter Pan, ou encore le Kanto des Pokemon, le Namek de Dragon Ball, sans oublier l’incontournable Matrice de Matrix ; pour autant…

Ne pas oublier la beauté du rêve

…, qu’y a-t-il de plus merveilleux pour un Breton que d’imaginer une carte représentant la mer sans la moindre trace de terre, et de rejoindre un équipage ravi d’appareiller vers cette improbable utopie ? Voilà ce que propose l’Atlas des Mondes Imaginaires ! Il nous emmène vers autant de pays lointains qui se détournent des chemins ordinaires. Nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin de livres, besoin d’auteurs et de bibliothèques, besoin d’une imagination quotidienne, pas seulement pour ne pas oublier la beauté du rêve, mais pour comprendre que le plus beau monde imaginaire est celui de la vie. L’historien Huw Lewis-Jones participe à transmettre cette évidence trop souvent oubliée. Chacun doit tracer l’atlas de sa propre existence. Un livre salutaire s’il en en est !

Jérôme ENEZ-VRIAD
© Juillet 2022 – J.E.-V. & Bretagne Actuelle

L’Atlas des mondes imaginaires, un livre réalisé sous la direction de Huw Lewis-Jones aux éditions E/P/A – 256 pages avec 300 illustrations couleurs – 217 x 352 mm – 35,00 €

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