A la fin du deuxième morceau il tombait déjà la veste « Je ne pensais pas l’enlever si tôt ! » avec ce sourire d’enfant qui voit son vœu se réaliser : des retrouvailles avec un public saturé d’émotions. On ne sait qui des deux était le plus ému, Arthur Teboul chanteur de Feu! Chatterton et ses quatre musiciens, ou nous goûtant la chance de nous retrouver cette année aux Vieilles Charrues.
Porté crescendo par les festivaliers jusqu’à la dernière note, Arthur Teboul aura apprécié le partage au plus près, descendant de scène à plusieurs reprises, monté sur une barrière, en appui sur la main d’un festivalier et tendant le micro vers la foule à l’unisson pour des « oh oui, oh oui, oh oui « de La Malinche. Avant de conclure « je reste à Carhaix ». On aurait bien aimé.
Les paroles souvent faisaient écho à ce qui nous chavire depuis tant de mois. Et depuis bien plus longtemps encore. On ne voulait perdre aucun mot, aucun geste gracile de ce dandy magnifique célébrant nos vies fragiles et notre soif d’amour.
Imaginant une promenade dans le bois tout près, appréciant le soleil qui se couche, remerciant sans compter le public et le directeur Jérôme Tréhorel, le chanteur invite à « se prendre dans les bras, s’attraper dans les bras » Et c’est arrivé. Arthur a navigué quelques longues minutes aériennes sur la crête bienveillante des bras de la foule.
Celles et ceux qui, pour la musique, le festival, la solidarité, étaient là ce 14 juillet, seront repartis sous le ciel clair et étoilé avec une seule certitude : l’urgence à être ensemble compagnons des beaux jours retrouvés et se souhaitant une bonne nuit.
Bernadette BOURVON
Photos : Jacqueline Ledoux
Pour réserver jusqu’au dimanche 18 juillet www.vieillescharrues.asso.fr














