Alors qu'il était jugé inutile au mois de mars, le port du masque est désormais obligatoire presque partout. Si l’on peut s’entendre sur son utilité en lieu clos, elle est en revanche fort discutable en plein air. Le gouvernement en fait-il trop après ne pas en avoir fait assez ?
Chaque jour les médias nous promettent une apocalypse qui ressemblerait au rebond du Covid-19, la fameuse deuxième vague de la pandémie, dont personne ne sait si elle viendra de l’intérieur : bars, restaurants, cinémas, salles de théâtres et de concerts…, ou de l’extérieur : rues, marchés découverts, jardins publics, bois et forêts… Une seule chose est certaine, toutes les études prouvent qu’aucun foyer de contamination ne s’est développé en plein air. Au reste, certains médecins et grands professeurs (dont Jean-François Toussaint, Gérard Délépine et bien d’autres) s’inscrivent en faux contre le port du masque à l’extérieur, assurant qu’il réduit nos défenses immunitaires, mais aussi et surtout qu’il musèle nos défenses démocratiques.
Chronologie d’un masque inutile
31 décembre 2019
La Commission sanitaire de Wuhan signale des cas de pneumonies suspectes.
24 janvier 2020
Les premiers cas de Covid-19 sont recensés en France. Il s’agit d’un Français d’origine chinoise et de deux touristes chinois ayant séjourné à Wuhan.
29 janvier 2020
Une note de l’OMS sur le port du masque explique qu’il « pourrait (… ) créer un faux sentiment de sécurité qui mènerait à négliger d’autres mesures essentielles comme l’hygiène des mains. »
23 février 2020
Le stade 1 du plan Orsan (Organisation de la Réponse du Système de Santé en Situations Sanitaires Exceptionnelles) est déclenché en France. Il stipule que « le virus n’est pas en circulation générale dans la population » mais qu’il est essentiel de freiner son introduction dans l’Hexagone.
26 février 2020
Un premier malade du SARS-CoV-2 décède en France. Il n’y a cependant « pas de logique à porter un masque » pour l’ensemble de la population, selon le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
29 février 2020
L’OMS explique « qu’il n’y a pas lieu de porter un masque médical en l’absence de symptômes », rien n’indique que le port d’un masque protège ceux qui ne sont pas malades. En France, le stade 2 du plan Orsan est déclenché après 100 contamination et 2 décès. Il ne s’agit plus de stopper le virus mais de « retarder sa propagation » pour gagner du temps.
4 mars 2020
Emmanuel Macron annonce que l’État réquisitionne « tous les stocks et la production de masques de protection » afin qu’ils soient distribués aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus. La population est invitée à rapporter ses masques dans les pharmacies.
20 juillet 2020
Six mois après les premiers décès français, le masque devient obligatoire en lieux clos pour toute personne à partir de 11 ans, en complément de l’application des gestes barrières.
10 août 2020
Certaines villes et régions, dont Marseille, Paris, l’Île-de-France, Strasbourg et ses environs…, rendent obligatoire le masque en extérieur à compter du 10 Août. Cet impératif tend à « limiter la propagation du virus, pas à protéger individuellement leurs porteurs. »
2 septembre 2020
Le tribunal administratif de Strasbourg retoque l’arrêté de la préfète du Bas-Rhin ordonnant le port du masque obligatoire dans toute la capitale alsacienne.
De l’obéissance à la désobéissance
Le masque inutile en février et en mars est donc aujourd’hui obligatoire. Ils sont produits par centaines de millions afin de lutter contre un virus aérosol qui ne l’était pas il y a de cela quatre mois. Certains spécialistes (dont Gérard et Nicole Délépine) affirment que « L’épidémie est terminée en France. Même pas une goutte d’eau, même pas une gouttelette, alors qu’ils nous [les médias] annoncent un tsunami de malades plusieurs fois par jour. » ; ces mêmes malades testés à grande échelle sont en fait des cas asymptomatiques susceptibles (dit-on mais ça reste à prouver) de transmettre la maladie sans en présenter les symptômes cliniques.
Et le gouvernement de faire moult promesses. Un vaccin sera disponible le plus rapidement possible afin de nous libérer. Le CARE (Comité Analyse, Recherche & Expertise COVID-19) et le Comité Vaccin COVID-19 s’unissent pour éclairer les pouvoirs publics dans les délais les plus courts ; comme si personne ne savait qu’il est impossible de faire un vaccin contre un virus qui mute, tous les coronavirus mutent, sauf à l’annualiser et à ce que la population se revaccine chaque année. Pendant ce temps, les journalistes font chaque jour sursauter la pandémie. Ils étalent des chiffres dont le paramètre phare a changé : on ne compte plus les malades (moins nombreux) mais les asymptomatiques (plus nombreux), la bourse s’envole et les milliards tournent au conteur en valorisation des laboratoires pharmaceutiques mondiaux.
Chacun de nous souhaite retrouver une autonomie : le droit de se déplacer, de ne pas porter de masque, de travailler sans enfreinte… ; mais qu’elle soit individuelle, régionale ou nationale, notre autonomie parait soumise au couperet de l’OMS et de quelques mondialistes sanitaires. Cette nouvelle obéissance appliquée par tous les gouvernements de manière différente, devient illogique précisément par cette différence ; car lorsque tous les pays du monde, malgré leurs divergences politiques et religieuses, finissent par obéir à une même loi, c’est forcément que quelque chose ne va pas. Les pires catastrophes du XXe siècle sont dues, non pas à la désobéissance, mais à trop d’obéissance. Il n’existe aucune dictature sans excès d’obéissance.
Les enfants représentent à peine 1% des contamines
Une épidémie se caractérise par des malades nécessitant des soins et des lits d’hôpitaux. Ce n’est plus le cas en France depuis maintenant trois mois. Moins encore pour les enfants qui représentent à peine 1 % des contaminés, et 0,01 % des morts ; il n’a jamais été prouvé qu’ils transmettaient le virus, ni aux autres enfants, ni aux adultes. On a interdit l’hydroxychloroquine avant même que la pandémie ne soit officielle sous prétexte qu’aucune étude sérieuse n’avait été faite, mais aucune étude randomisée n’existe davantage sur la transmission du virus par les enfants. Plus de 4.000 articles médicaux ont été publiés à ce jour à propos du Covid-19, pas un n’avance l’ombre d’un témoignage probant d’une contamination par les enfants.
Nos enfants prennent toutefois le chemin du collège masqués dès onze ans. Sept heures d’enseignement quotidien (plus transport) avec une muselière. C’est vite oublier que 50 % des relations humaines passent par une conversation en partie visuelle : la courtoisie, la bienveillance, l’autorité, l’affection…, se transmettent aussi par les expressions du visage. Au reste, le masque augmente le taux de gaz carbonique dans le sang, chacun risque l’hypoxie (diminution de l’oxygène disponible dans l’organisme), provoquant des maux de tête, une difficulté de concentration, sans parler des accumulations de bactéries contraire à l’hygiène élémentaire que tout parent souhaite pour son enfant lorsqu’il est soucieux de sa santé.
Politique de santé ou industrie de la maladie ?
Les membres du conseil scientifique qui accompagnent le gouvernement à grand frais de goualantes médiatiques, ont tous été nommés par décrets (c’est à dire par le président de la République) sans aucune base légale de fonctionnement. Certains conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique sont clairement établis – parmi les huit médecins initialement choisis, seuls Arnaud Fontanet et Didier Raoult n’ont perçu aucune rémunération des laboratoires ces cinq dernières années (Info : Transparence Santé), entendu que Didier Raoult a claqué la porte le 16 mars, après seulement quatre jours d’appartenance, et sans avoir jamais participé à rendre aucun avis.
Ce sont pourtant ces éminents médecins, experts dans leur domaine mais discutables entre la vérité qu’ils nous assènent et la sincérité qu’on leur accorde, ce sont ces médecins que nos dirigeants écoutent pour contraindre le citoyen au port du masque dans la rue. Manière de mettre le doigt dans l’engrenage de futures entraves qui, sous couvert de santé, mèneront à d’absurdes prochaines décisions ? Ne sommes-nous d’ailleurs déjà pas dans le n’importe quoi ? Sinon comment comprendre que le masque soit obligatoire à partir du collège (et peut-être bientôt à partir de six ans !) alors que rien ne l’impose dans les saunas gays et les clubs libertins ?! Comment justifier qu’à chaque étape du Tour de France, le vainqueur pose masqué pour des photographes à 5 mètres de lui. Il est même question de chiens renifleurs pour détecter le virus dans les aéroports, des fois qu’un passager contaminé prendrait l’avion… En revanche, rien pour le train ! Vous avez dit ubuesque ?
Le Coro par les cornes
L’incertitude est notre destin depuis toujours. Le masque en plein air n’a pas plus de sens que d’attraper la grippe sur une piste de ski par grand vent. Alors vivons. Rions. Prenons le coro par les cornes. Faisons des choses qui invitent à la réflexion, à la créativité, à l’expression d’un désaccord réfléchi. Oyez Breizh ! Face à cette prévention délirante, liberticide et moutonnière, une coiffe bigoudène maintiendra les distances barrières mieux que tous les masques chirurgicaux superposés. Au moins n’accusera-ton pas les Bretons de ne pas faire dans la dentelle.
Jérôme ENEZ-VRIAD
© Septembre 2020 – Jérôme Enez-Vriad & Bretagne Actuelle











