Il est rare de tomber sur un groupe rock excitant. Profitons de ces jours de confinement pour pousser l’ampli et savourer un rejeton de Brooklyn.
Bodega est encore une des choses les plus excitante qui soit arrivée à la scène rock new-yorkaise. Et donc mondiale. Commet expliquer leur musique ? Sur des rythmes froids au tempo post punk, le quatuor pose des ambiances à la Talking Head tout s’appropriant des mélopées presque pop. On est bien à New York et Bodega aurait pu sortir son album au fin fond des années 80. Nous sommes pourtant bien en 2020 et s’en est encore plus jouissif. Avec ce second album, ils font la jonction entre les enfants du punk et les groupes de Brooklyn dont ils sont issus. Ça dégouline de rock jusqu’à déborder et inonder une scène depuis quelques années endormie. En huit titres seulement, ils réinventent une excitation qu’on croyait définitivement perdue, un hymne pour enfants capricieux. Confiné sur le rebord d’une fenêtre, chaque morceau ne demande qu’à crier son dégoût de la société de consommation. Finalement, en ces temps de Coronavirus, c’est le bon moment pour s’exprimer et être entendu.
Hervé DEVALLAN
Bodega « Shiny new model » (What’s your Rupture ? Records) – 4/5












