Au-delà de la provocation, Silence Radio prouve en 12 leçons que le rock survit et, mieux que cela, est loin d’être mort.
Le groupe de An Oriant ne pose même pas la question, il affirme : Le rock est mort. A écouter leur deuxième album, on en doute. C’était peut-être l’objectif : que les pauvres gloseurs que nous sommes se réapproprient le binaire et le revendiquent. Qu’il en soit fait ainsi. Car les douze titres de Silence Radio retrouvent des accents de révoltent sur fonds de riffs acérés. Et de quelques ambiances celtiques qui rappellent les premières heures d’Armens. Si on supprime ce côté salé, il reste une bonne dose de Noir Désir et quelques mots vindicatifs à la No One is Innocent. Le rock n’est donc pas mort et les radios devraient bien s’en inspirer pour remplir leurs playlists du jus de ce début d’année. Sur le fond pourtant, les cinq musiciens de Silence Radio n’ont pas tort : le rock s’approche de plus en plus d’un parcours jazz qu’autre chose. Place – depuis longtemps – à l’électro, le hip hop et une éternelle variété vocodée de mauvais goût. Reste le metal qui lui non plus ne passe pas à la radio, mais avant le Coronavirus remplissait stades et festivals. On souhaite donc bonne chance à Silence Radio, car l’aventure vaut d’être vécue.
Hervé DEVALLAN
Silence Radio « Le rock est mort » (Auto production) – 3/5












