Pas de problème : on a trouvé notre album de chevet de cette fin d’année. Laurence Jones démontre que le blues rock peut nous entraîner loin, très loin.
Pas besoin d’être né à Liverpool pour faire de la bonne musique. Mais force est de reconnaître que la barre est haute lorsqu’on a les Beatles pour héraut municipaux. Il faut de se faire un prénom… Ou choisir un autre créneau. C’est ce que Laurence Jones a vite compris en domptant un Rhythm and Blues comme d’autres ont cadenassé les règles de la pop pour de nombreuses générations encore. Laurence Jones (comme Brian Jones, Mick Jones, David Robert Jones plus connu sous le nom de David Bowie, Tom Jones, etc) la joue à l’ancienne. La preuve ? C’est en puisant dans la collection de vinyles de son père qu’il débute son apprentissage vers l’âge de 7 ans. Dix ans plus tard, il part sur la route avec Johnny Winter. En 2012, c’est le premier album. Trois autres suivront, avant ce disque éponyme. Entre temps, de nombreux British Blues Awards marqueront sa route. Son dernier album est de cette trempe avec un blues qui swingue, qui roule, qui rock, des riffs qui savent prendre la tangente et laisser filer claviers et solos. Oui, c’est un vrai plaisir que de passer un moment avec ce Laurence Jones et son groupe. Même sa reprise de « Day Tripper » des Beatles est une réussite. Entre gens de Liverpool on se comprend !
Guillaume du PORZOU
Laurence Jones Band « Laurence Jones Band » (Top Stop Music / The Orchard) – 4/5












