Du vendredi 26 au dimanche 28 juillet 2019 s’est tenue la 11ème édition du Binic Folks Blues Festival en Bretagne. Trois jours, 40 groupes, 52 concerts. Retour sur le carton plein du festival armoricain le plus rock garage de France.

Binic, moins de 4 000 habitants à l’année ; plus de 70 000 pendant le festival. Cette année, l’événement breton a battu tous les records en terme d’entrées. Et pas que ! Le festival de rock est une réussite à tous les niveaux : entrée gratuite pour tous, une scène musicale indépendante – assez rare pour le souligner -, et une solidarité hors pair puisque ce sont les quelques 250 bénévoles de l’association organisatrice la Nef D Fous qui ont permis à l’événement de prendre vie.
Une appartenance bretonne revendiquée
« Nous revendiquons notre appartenance à la Bretagne, on est sur une terre de musique et de festival ici » nous précise Cédric Le Goff, Président de l’association la Nef D Fous. Une affirmation qui nous séduit forcément chez Bretagne Actuelle… « La Bretagne, c’est aussi la mer, les bateaux. On est en plein dedans avec Binic ! ». Forcément, lorsque le festival installe ses 3 scènes au milieu du port de la ville, on ne peut qu’être plus proche des vagues et de la houle… The plage to be !

Un pied de nez involontaire
« On peut encore faire venir du monde dans un festival sans tête d’affiche. C’est un pied de nez que l’on fait aux autres festivals, même s’il est involontaire », nous confie Cédric Le Goff. « Notre volonté n’est pas d’embêter les autres mais de se démarquer ».
Et oui, le Binic Folks Blues Festival est gratuit. Et il peut s’en vanter ! Sur les 600 000 euros que coûte le festival, 100 000€ viennent de subventions données par la région, le département ou encore la mairie. 100 000 autres euros proviennent du mécénat et de partenariats. Quant au reste, le festival s’autofinance, notamment grâce aux points de vente, comme la buvette. On est en Bretagne.
La Nef D fous, késako ?
Avec quelque 250 bénévoles, on l’a dit, appelés « agitateurs d’idées », La Nef D Fous est tout bonnement indissociable du Binic Festival puisque c’est cette association qui permet à l’événement armoricain de faire son show depuis 11 ans maintenant. Le Binic Folks Blues Festival « c’est un état d’esprit. Un sentiment d’appartenance à une grande famille » précise Cédric Le Goff au journal Ouest France, à l’image de l’association qu’il dirige.
Même si les bénévoles ont tous des métiers éloignés de celui de la musique – prenez par exemple Cédric Le Goff qui est responsable d’une société de transports – c’est bien une passion commune qui les réunis : celle d’être musicien.

Créée il y a des années autour d’un groupe monté entre autre par Cédric Le Goff, l’association la Nef D Fous porte son nom en hommage au bar Le Chaland Qui Passe, anciennement l’Escale à Binic, surnommé ainsi par les vieux et marins du coin qui, de temps à autre, abusaient de la boisson. Le nom a plu, c’est ainsi que l’association a vu le jour.
Sur son logo, la Nef D Fous arbore fièrement une muse protectrice des musiciens – Notre Dame de Bon Voyage dont la statue se trouve dans l’église de Binic-, Rickenbacker à la main, prête à protéger jusqu’au bout de la nuit s’il le faut les rockeurs les plus déchainés et passionnés (mais aussi symbole des années 70, heures de gloire du rock garage).
Si le Binic Festival reste « encore l’un des derniers grands festivals où c’est une free party rock’n’roll » comme il le précise à Bretagne Actuelle, son rôle est de faire résonner la musique au sein de Binic mais aussi en dehors de la ville. Et pourquoi pas en dehors de la Bretagne ? Et de la France ? Et pourquoi pas… en Australie ?!
L’Australie en 2021
Historiquement, de nombreux groupes australiens jouent depuis les premières éditions au Binic Festival. La programmation s’est attachée à diffuser des musiciens venus des 5 continents, et notamment de ce pays avec qui elle a tissé des liens forts. La réputation de l’Australie n’est plus à faire en matière de rock puisque le pays est source des plus grands groupes de rock comme AC/DC, The Saints ou encore Rose Tatto pour ne citer qu’eux.
Cédric Le Goff confirme l’envie des équipes du Binic Festival de monter un événement à l’autre bout de la planète pour y faire jouer des formations bretonnes. Plus précisément dans la ville d’Adélaïde. Un projet encore en construction mais qui, on le sait maintenant, porterait le nom de Breizh Australia.
Anne DEVALLAN












