Crocodiles ne prétend pas réinventer le rock. Mais le vivre à 100%. Le 7e album des américains respire cette évidence.

Certains font du rock comme ils respirent : pas instinct. C’est vital. On ne leur demande pas d’être le futur du rock, l’incarnation du glorieux passé ou d’un quelconque ersatz domestique. Non, ils sont rock et ça nous suffit. C’est le cas des américains de Crocodiles qui sont venus signer sur le label français Deaf Rock Records. Le monde à l’envers… Leur 7e album ne dément pas cette urgence adolescence, entièrement intacte et débridée depuis leur départ de San Diego il y a 20 ans dans un van fumant pour leur première tournée de musiciens punk DIY (do it yourself). En 2008, c’est l’aventure Crocodiles pour Brandon Welchez et Charle Rowell. Ce « Love is here » ne dément pas la fougue et l’électricité jamais égarées de ces deux compères. Entre shoegaze et punk rock (soit plus précisément entre Jesus & Mary Chain et Kinski), leurs mélodies pop saignent à blanc des guitares punks explosives et roboratives. Oui, ces dix titres redonnent la fois et nous permettent de repartir tranquille le pas léger et l’esprit libre.
Hervé DEVALLAN
Crocodiles « Love is here » (Deaf Rock Records) – 3/5












