S’inspirer des fines lames qui ont transformé le punk en éternel rock, y’a pire comme ambition. Skinny Lister et son « The Story is… » réussissent l’exercice.

Prenez les meilleurs années (fin 70 / début 80) de Joe Jackson, Elvis Costello et Blondie (sans oublier les Pogues !), remuez fort en respectant la personnalité de chacun, versez le tout dans un album 14 titres et servez sans appréhension de plagia, mais avec un profond amour de ces années là. Vous obtenez un très bon album qui aurait pu sortir en 1979. Mais nous sommes sous les bombes sociales de 2019 et London calling prend des faux airs de Street fighting man dans les rues de Paris et de Navarre. Le peuple n’a toujours pas d’idées, mais montre les muscles. Alors pourquoi ne pas s’inspirer de cette période post Thatcher où la liberté musicale avait pris le pas sur les rockeurs anoblis. Avec le disque des anglais de Skinny Lister, nous revivons cette époque sans frontière bénie des créateurs. Si certains titres ne sont pas loin du copier / coller, le plaisir reste intact et le bonheur à fleur de peau. Car retrouver ses 20 ans n’est pas donné à tout le monde. Et quand c’est le meilleur qui bouge encore, on salue comme il se doit le travail. Un opus loin de leurs sensibilité folk des premières heures, même si 2 ou 3 titres nous le rappelle.
Guillaume du PORZOU
Skinny Lister « The story is… » (Xtra mile records) – 3/5












