A la fois tellurique et aérien, sensuel et puissant, sauvage et contenu, PenInsular 2, le nouvel album de Robin Foster est d’une beauté ensorcelante à l’image des paysages finistériens qui l’ont inspiré.
Après un premier volet acclamé par la critique, Robin Foster poursuit son exploration musicale et sensitive de la pointe Finistère et signe PenInsular 2 (The Bridge), un album qui invite à l’errance et à l’introspection. Composant en quelque sorte la B.O. de la Presqu’île de Crozon et de l’Aulne maritime, ce bout du monde où il a élu domicile, l’artiste nous fait voyager entre terre et mer et nous offre des morceaux cinématographiques et inspirants. Passé une intro atmosphérique, le périple débute ainsi à Térénez, avec des accords rock en suspend au-dessus de l’eau, puis emprunte Le Passage, avec ses palpitations évoquant les battements d’un cœur qui s’emballe. Sur Ma-Unan, titre aux accents trip hop, Madelyn Ann, déjà présente sur Empyrean, le précédent disque de Foster, vient poser sa voix envoûtante comme pour mieux nous préparer aux assauts rythmiques de Kraozon ou encore de La Forêt (Landévennec), composition quasi hypnotique qui marie force et sérénité. Avec The Island, le musicien retrouve son complice, Dave Penn, pour une escale à Roscanvel, aux résonances New Wave. Quant à Lanvéoc et La Pointe, les deux morceaux tout en nuances (et empreints d’une certaine nostalgie) qui closent ce trip musical, ils achèvent de faire de ce PenInsular 2 un grand album de post rock cinématographique, générateur d’images et d’émotions.
Erwan BARGAIN
Robin Foster « Peninsular 2 (The Bridge) » – (My Dear Recordings/Martingale Music)












