Trois ans après le premier Ant-Man avec Michael Douglas, Paul Rudd et Evangeline Lilly, le réalisateur Peyton Reed nous gratifie d’une deuxième aventure dont le but est d’installer la petite fourmi comme une valeur sûre des studios Marvel.
L’avantage d’être petit, mignon et riquiqui, est que l’on s’attire très vite moult sympathies. Le deuxième volet des aventures de Ant-Man place l’intrigue dans la miniaturisation, thème abordé de nombreuses fois au cinéma, lorsque l’homme se confronte à des objets et insectes inquiétants par leur soudaine démesure. Cette aventure dans l’infiniment petit lié à la physique quantique (pour les nuls !) s’adapte aux impératifs moraux de notre temps. Ainsi, outre les vilains méchants mégalomanes qui en veulent au monde entier, notre fourmi aux supers pouvoirs est cette fois accompagnée d’une héroïne vindicative et sans scrupule qui lui vole la vedette, y compris dans les scènes d’action. Référence destinée à un public féminin soucieux du girl-power en vogue aux USA.
Ant-Man et la Guêpe est une authentique comédie estivale où, dans un monde à hauteur d’insectes, le justicier peut rétrécir à volonté, chevauche des fourmis volantes et redresse les torts sans jamais se prendre au sérieux. Accompagné de la Guêpe, il forme une équipe de choc et se confronte malgré-lui aux découvertes d’un passé inattendu. Intrigue d’autant plus explosive que notre super-héros peut désormais devenir géant. Une amplitude de taille(s) autour de scènes titillant notre imaginaire d’enfant.
Malgré quelques légèretés scénaristiques, la suite de Ant-Man est un divertissement efficace porté par les codes des studios Marvel. Une bouffée d’air frais au rythme effréné, distrayante et drôle pour un moment somme toute agréable. Gageons que le film saura trouver son public, à condition d’apprécier l’humour potache des scénaristes californiens, et là ! nous sommes loin, très loin des côtes de l’Atlantique breton.
Jérôme Enez-Vriad












