La Belgique a toujours innové. Avec « Sugar high », BRNS y ajoute une dose d’accessibilité qui rend leur pop atypique et addictive. Presque un oxymore.
Certains font du blues, d’autres du rock, de la pop, du jazz… BRNS « jette des ponts entre musiques populaires et cérébrales ». Les bruxellois voient juste. Et leur musique semble aussi originale que leur démarche : « On tient à privilégier une éthique, on n’a pas envie d’être bookés par Live Nation. ».Des jeunes gens biens sous tous rapports en quelque sorte. Biberonnés aux scènes anglaises et américaines (Portland, Baltimore, Detroit), ils se rapprochent Radiohead au moins dans cette façon de vouloir à tout prix surprendre. Certes, il y a des refrains ; certes il n’y a pas de guitares (ou très peu) et certes les canons de la pop ne sont pas légions (pas de couplet / refrains). Et pourtant… Pourtant, on reste comme hypnotisé par mille points d’attraction sonores. Rien ne heurte notre cervelet nourri à la soupe Pharell Williams et autre comprimés en boîte à la Beyonce. BRNS ne nous impose pas un isolement total et une attention monacale pour apprécier leur musique. Tout semble nouveau et si naturel. On se laisse emporter, bercer par leurs mélopées atypiques, leurs arrangements minimalistes et une sorte de folie douce que l’on fait sienne avec la gourmandise d’un enfant de 5 ans pris en flagrant délit de pot de confiture. « Sugar high » colle à la peau dès la première écoute. Impossible de s’en défaire !












