Quinze ans après la sortie de Something’s Wrong, leur précédent opus, Violent Femmes est de retour dans les bacs avec We Can Do Anything, un nouvel album aussi génial que jouissif !
Fondé en 1980, à Milwaukee, Violent Femmes est devenu, au fil des décennies, un véritable groupe culte pour tous les amateurs de rock. Dépositaire d’un punk folk singulier et intemporel, le trio formé par Brian Ritchie, Victor DeLorenzo et Gordon Gano s’est en effet imposé comme une référence incontournable dans le paysage musical mondial et a influencé plusieurs générations de musiciens. Une influence que vient conforter We Can Do Anything, le premier album du combo depuis quinze ans, désormais disponible dans les bacs. Et le résultat est tout simplement sublime. Si Brian Viglione a remplacé Victor De Lorenzo à la batterie, l’ADN du groupe, lui, demeure inchangé, Gano et Ritchie restant fidèles au poste. « Nous avons toujours fait ce que nous voulions comme nous le voulions, explique Gordon Gano, Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre hier et aujourd’hui. C’est une continuation naturelle ». Cette continuité saute aux oreilles dès le morceau d’ouverture, Memory, qui, porté par la voix inimitable de Gano et une rythmique implacable, sonne comme du pur Violent Femmes et démontre que le groupe n’a rien perdu de sa virtuosité et de son énergie. La suite est du même acabit et renferme des titres qui, pour certains, s’imposent comme des classiques instantanés. A l’image de Memory, de I Coud Be Anything mais aussi Big Car et ses accords de guitare électrique ou encore I’m Not Done, et ses sonorités country. Mené à un train d’enfer (le disque dure un peu plus de trente minutes) et porté par les textes gentiment déjantés de Gano, We Can Do Anything restitue l’esprit punk et brinquebalant qui caractérise depuis plus de trente ans Violent Femmes, trio sur lequel le temps n’a aucune emprise.












